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LE VERRE
FIG. A6.16. Influence de l’humidité relative sur le taux de libération d’énergie mécanique G g
au-dessous duquel la fissure se referme dans un verre de silice (Les barres d’erreur représentent les intervalles de 95 % de confiance. Les sont des énergies de fracture calculées à
partir de l’hypothèse de l’existence de liaisons hydrogène.) D’après [27].
liens qui s’établissent entre les flancs de la fissure sont des liaisons hydrogène entre les molécules d’eau adsorbées par les deux surfaces. On
voit que l’accord entre ce modèle et l’expérience est satisfaisant. G g représente donc le double de l’énergie d’adhésion entre la surface du verre et
l’eau.
Lorsqu’après avoir fait propager une fissure, on la laisse un certain
temps au repos et qu’ensuite on cherche à la faire croître à nouveau,
on note des comportements différents pour la silice et le verre sodocalcique. Dans le cas de la silice la valeur de G
∗
g nécessaire à la réouverture
de la fissure augmente peu avec le temps et reste voisine de G g . En revanche, dans le cas du verre sodocalcique, G
∗
g croît sensiblement avec la
durée du vieillissement en se rapprochant de la valeur de G s (Fig. A6.17).
Michalske et Fuller [27] suggèrent que les liaisons entre les deux surfaces se renforcent progressivement grâce à des cations alcalins émanant
de l’intérieur du verre et qui doivent établir des ponts entre les hydroxyles
des deux surfaces. Ce phénomène rend la guérison des fissures dans les
verres contenant des alcalins plus effective que dans le cas de la silice.
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