370
LE VERRE
FIG. A5.4. Fonction de relaxation de la contrainte de cisaillement pour un verre sodocalcique
à 746 K ; d’après [2].
superposées, sur l’une d’entre elles choisie comme référence, par translation parallèle à l’axe des abscisses. Soit a T la valeur algébrique de cette
translation, qui dépend de la température et qu’on appelle fonction de
transfert. À la température T , Kurkjian a trouvé que, aux erreurs expérimentales près, la translation à effectuer vaut :
a T =
Δh
R
1
T r
−
1
T
où T r est la température de référence prise égale à 746 K, et R est la
constante des gaz parfaits. Pour Δh, qui a les dimensions d’une enthalpie
d’activation, la valeur trouvée (628 kJ.mol
−1 ) est très voisine de celle de
la viscosité dans ce domaine de température.
La figure A5.4 présente la courbe de relaxation à 746 K à laquelle ont
été ajoutés, par le transfert valant a T , les points obtenus à trois autres
températures.
On dit que la relaxation de la contrainte respecte le principe de la
simplicité thermorhéologique, tout au moins dans le domaine de température concerné par les expériences. Elle est caractérisée à la fois par la
fonction de transfert a T et par la forme de la courbe de relaxation Ψ(t)
en abscisse logarithmique. Cette forme est très différente d’une simple
exponentielle. La représentation la plus utilisée est une somme d’exponentielles (équation (A5.3)). Le tableau A5.I donne, selon Rekhson [1], les
coefficients de six exponentielles qui permettent un bon ajustement sur
les valeurs expérimentales de la figure A5.4. On peut aussi déterminer
Précédent

- 389/460

Suivant