ANNEXE 1 – L’ALTERNATIVE CRISTAL – LIQUIDE SURFONDU
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FIG. A1.8. Energie libre à la frontière cristal – liquide.
Pour de petits sous-refroidissements, on peut écrire :
v =
f (T f − T ) ΔH f
3 π N T f λ 2 η
·
(A1.22)
Ainsi, lorsqu’un système liquide-cristal satisfait à ce modèle, on devrait
constater expérimentalement, pour de petits sous-refroidissements, que
vη est proportionnel à T f − T . En réalité on observe des comportements
très variés (Fig. A1.10) et il apparaît que le paramètre qui joue un rôle
décisif est la variation d’entropie résultant du changement de phase :
ΔS f = ΔH f /T f [14].
Très schématiquement on peut dire que, lorsque ΔS f /R < 6, il n’y a
pas de barrière énergétique importante qui s’oppose à l’avance de l’interface, quelle que soit l’orientation. L’interface est « rugueuse » à l’échelle
atomique car les atomes arrivant ont un grand choix pour se fixer sur
le cristal puisque tous les sites de l’interface sont des sites de croissance
équivalents du point de vue énergétique. C’est ainsi que l’interface s’étend
sur plusieurs couches atomiques. Cette configuration correspond bien au
modèle théorique qui a été considéré jusqu’ici et on observe effectivement,
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