CHAPITRE 7 – LA MISE EN FORME DU VERRE
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appliqués : les dépôts sur la ligne float, qui sont effectués par voie pyrolytique, et les dépôts hors ligne qui sont produits sous vide par pulvérisation cathodique.
Pour obtenir les dépôts sur ligne, des composés précurseurs soit
gazeux, soit liquides, soit en poudre sont projetés sur la surface supérieure chaude du ruban de verre. La zone de dépôt se situe soit en tête de
l’étenderie soit dans l’atmosphère réductrice du bain float (Fig. 7.27). Au
cours de la projection, des réactions chimiques (oxydation et/ou décomposition) se produisent dans l’atmosphère et les produits de ces réactions
se déposent molécule par molécule sur la surface du verre en formant le
film. Puisque la longueur du ruban disponible sur la ligne, pour la mise
en œuvre de ces procédés, est limitée (moins d’un mètre), la durée du traitement ne peut guère excéder une seconde. Les substances déposables
sous forme d’un film d’épaisseur suffisante (≈ 100 nm) dans ces conditions sont peu nombreuses. En outre la qualité optique des couches obtenues n’est pas toujours optimale. En revanche elles ont l’avantage d’être
peu chères et, comme elles sont obtenues à haute température, elles sont
très résistantes à l’abrasion et supportent sans dommage le bombage.
Leur domaine d’application est le vitrage pour l’architecture.
Dans le cas des dépôts hors ligne, la simple évaporation sous vide, primitivement employée, est maintenant remplacée par des procédés de pulvérisation cathodique mettant en œuvre des magnétrons. La couche
mince sur le verre est formée par la matière éjectée par l’impact d’ions
lourds sur une cible située à proximité. La complexité du procédé ne
serait pas compatible avec un traitement sur ligne et il est effectué sur
des feuilles de verre préalablement découpées (Fig. 7.28). C’est une technique plus coûteuse que la pyrolyse sur ligne mais en revanche, elle permet le dépôt de couches multiples de grandes variétés de métaux,
d’oxydes et de nitrures. On obtient ainsi des revêtements très performants
mais qui ne sont généralement pas assez résistants pour recouvrir les surfaces externes des vitrages ou pour être bombés.
Fig. 7.27. Schéma d’une ligne de production de verre plat avec un dépôt pyrolytique.
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