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LE VERRE
3.8.2. Les différentes sortes de couches déposées
Par pyrolyse de solutions de composés organiques de métaux comme Ti,
Fe, Cr et Co, on obtient des couches d’oxydes qui, d’une part réfléchissent
le rayonnement solaire et, d’autre part, donnent de la couleur au vitrage
en absorbant certaines parties du spectre visible. Toujours pour la protection solaire, on dépose des couches de métaux précieux, notamment
de l’argent, par des techniques sous vide.
Les premières couches minces faiblement émissives furent réalisées
par pyrolyse d’un composé organique d’étain, par exemple dichlorure de
diméthyl étain (CH 3 ) 2 SnCl 2 . Elles étaient constituées de SnO 2 dopé au
fluor. Pour réduire le plus possible l’émissivité on cherche à augmenter
l’épaisseur de la couche en évitant tout effet chromatique. On y parvient
en associant à cette couche une couche interférentielle de SiOC obtenue
aussi par pyrolyse sur le bain flotté. Une autre famille de vitrages peu
émissifs a été développée récemment en déposant sous vide deux couches
minces d’argent séparées par une couche diélectrique.
D’autres fonctions sont remplies par des vitrages grâce aux couches
minces. Le chauffage assurant le dégivrage des pare-brise des avions
s’effectue par une couche conductrice de l’électricité en SnO 2 dopé au
fluor. De la même manière que la couche peu émissive évoquée précédemment elle est déposée par pyrolyse. Puisque les bords latéraux du parebrise le long desquels sont déposées les électrodes d’alimentation ne sont
pas parallèles, il est nécessaire que la couche, pour assurer un effet Joule
uniforme sur la surface du vitrage, ait une épaisseur non constante. Cela
donne lieu à des franges d’interférence souvent visibles de l’extérieur de
l’avion. Actuellement on parvient mieux à résoudre ce problème d’aspect
en déposant de l’oxyde d’indium dopé à l’étain (ITO) par des techniques à
Fig. 7.28. Schéma d’une installation pour le dépôt de couches minces sur des feuilles de
verre par pulvérisation cathodique.
LE VERRE
3.8.2. Les différentes sortes de couches déposées
Par pyrolyse de solutions de composés organiques de métaux comme Ti,
Fe, Cr et Co, on obtient des couches d’oxydes qui, d’une part réfléchissent
le rayonnement solaire et, d’autre part, donnent de la couleur au vitrage
en absorbant certaines parties du spectre visible. Toujours pour la protection solaire, on dépose des couches de métaux précieux, notamment
de l’argent, par des techniques sous vide.
Les premières couches minces faiblement émissives furent réalisées
par pyrolyse d’un composé organique d’étain, par exemple dichlorure de
diméthyl étain (CH 3 ) 2 SnCl 2 . Elles étaient constituées de SnO 2 dopé au
fluor. Pour réduire le plus possible l’émissivité on cherche à augmenter
l’épaisseur de la couche en évitant tout effet chromatique. On y parvient
en associant à cette couche une couche interférentielle de SiOC obtenue
aussi par pyrolyse sur le bain flotté. Une autre famille de vitrages peu
émissifs a été développée récemment en déposant sous vide deux couches
minces d’argent séparées par une couche diélectrique.
D’autres fonctions sont remplies par des vitrages grâce aux couches
minces. Le chauffage assurant le dégivrage des pare-brise des avions
s’effectue par une couche conductrice de l’électricité en SnO 2 dopé au
fluor. De la même manière que la couche peu émissive évoquée précédemment elle est déposée par pyrolyse. Puisque les bords latéraux du parebrise le long desquels sont déposées les électrodes d’alimentation ne sont
pas parallèles, il est nécessaire que la couche, pour assurer un effet Joule
uniforme sur la surface du vitrage, ait une épaisseur non constante. Cela
donne lieu à des franges d’interférence souvent visibles de l’extérieur de
l’avion. Actuellement on parvient mieux à résoudre ce problème d’aspect
en déposant de l’oxyde d’indium dopé à l’étain (ITO) par des techniques à
Fig. 7.28. Schéma d’une installation pour le dépôt de couches minces sur des feuilles de
verre par pulvérisation cathodique.
