La mise en forme
du verre
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Depuis la première élaboration du verre, l’histoire de sa mise en forme se
présente comme une succession de procédés par lesquels on s’accommode de la grande variation de la viscosité avec la température.
1. Les procédés manuels
Après le silex, l’une des premières substances à être mise en forme fut
sans doute l’obsidienne (voir A.3). En taillant ce verre naturel d’origine
volcanique, l’homme préhistorique réalisait des pointes de flèches, des
couteaux, des bijoux et même des miroirs.
Vers 3500 av. J.-C., les débuts de la métallurgie firent délaisser les
obsidiennes pour confectionner des outils, mais on continua à les utiliser
pour des objets d’ornement. Au III
e millénaire, on commença, en Égypte
et en Mésopotamie, à produire du verre artificiel. Dans les premiers
temps, il s’agissait de « glaçures », revêtements brillants et lisses qui
décoraient certaines poteries de Thèbes ou de Tyr. Vers 2500 apparurent
les premiers objets en verre : des perles de couleur obtenues par pressage
ou des baguettes obtenues par étirage qui imitaient le cristal de roche et
la turquoise. Au cours du II
e millénaire, furent produits les premiers récipients en verre, par enduction sur noyau : on fixe un noyau d’argile
mélangé à du sable à l’extrémité d’une tige de fer puis on recouvre ce
noyau de verre en fusion soit en le plongeant dans le creuset soit, plus
probablement, en enroulant sur lui des bandes de verre chaud de diverses couleurs. La surface extérieure du futur récipient est régularisée par
roulage sur une plaque métallique épaisse. Parfois un décor en festons
est réalisé à l’aide d’un outil pointu. Après recuisson, la tige de métal est
extraite et le noyau d’argile est détruit par émiettement.
Le plus ancien atelier verrier découvert par les archéologues en Égypte
date du début du Nouvel Empire (XIV
e siècle av. J.-C.). Il se trouve sur le
du verre
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Depuis la première élaboration du verre, l’histoire de sa mise en forme se
présente comme une succession de procédés par lesquels on s’accommode de la grande variation de la viscosité avec la température.
1. Les procédés manuels
Après le silex, l’une des premières substances à être mise en forme fut
sans doute l’obsidienne (voir A.3). En taillant ce verre naturel d’origine
volcanique, l’homme préhistorique réalisait des pointes de flèches, des
couteaux, des bijoux et même des miroirs.
Vers 3500 av. J.-C., les débuts de la métallurgie firent délaisser les
obsidiennes pour confectionner des outils, mais on continua à les utiliser
pour des objets d’ornement. Au III
e millénaire, on commença, en Égypte
et en Mésopotamie, à produire du verre artificiel. Dans les premiers
temps, il s’agissait de « glaçures », revêtements brillants et lisses qui
décoraient certaines poteries de Thèbes ou de Tyr. Vers 2500 apparurent
les premiers objets en verre : des perles de couleur obtenues par pressage
ou des baguettes obtenues par étirage qui imitaient le cristal de roche et
la turquoise. Au cours du II
e millénaire, furent produits les premiers récipients en verre, par enduction sur noyau : on fixe un noyau d’argile
mélangé à du sable à l’extrémité d’une tige de fer puis on recouvre ce
noyau de verre en fusion soit en le plongeant dans le creuset soit, plus
probablement, en enroulant sur lui des bandes de verre chaud de diverses couleurs. La surface extérieure du futur récipient est régularisée par
roulage sur une plaque métallique épaisse. Parfois un décor en festons
est réalisé à l’aide d’un outil pointu. Après recuisson, la tige de métal est
extraite et le noyau d’argile est détruit par émiettement.
Le plus ancien atelier verrier découvert par les archéologues en Égypte
date du début du Nouvel Empire (XIV
e siècle av. J.-C.). Il se trouve sur le
