CHAPITRE 5 – LES COMPOSITIONS CHIMIQUES DES VERRES
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condensation de vapeur, soit par dépôt chimique, soit par électrodéposition. Ce n’est qu’en 1960 que fut rapportée la première élaboration de
métal vitreux par hyper trempe de liquide [197]. Il s’agissait d’un alliage
or-silicium. L’amorphisation par trempe d’un métal pur n’est pas possible.
En revanche, on s’aperçut très rapidement après cette première expérience, que d’autres alliages vitreux constitués d’un métal (Pd, Pt, Au, Co,
Fe, Cr, Ni…) et d’un non métal (B, C, Si, P…) peuvent être obtenus. L’amorphisation est d’autant plus facile que la composition de l’alliage est proche
de l’eutectique (par exemple Fe 80 B 20 ). Par la suite on s’aperçut également
que des binaires constitués de deux métaux de rayons atomiques suffisamment différents peuvent donner un amorphe, par exemple Zr 70 Be 30 ou
Cu 60 Zr 40 . Enfin, comme cela était prévisible, on constata que l’amorphisation est d’autant plus aisée que le nombre d’éléments de l’alliage est
élevé.
Pratiquement, les possibilités de mise en forme sont limitées car les risques de cristallisation deviennent très grands dès qu’on réduit les vitesses
de refroidissement. La forme la plus adaptée est le ruban qu’on obtient en
projetant un jet d’alliage fondu sur une cible métallique refroidie et en
mouvement (Fig. 5.4). La vitesse de refroidissement doit être de l’ordre de
Fig. 5.4. Schéma de principe du procédé d’obtention de ruban de verre métallique.
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