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LE VERRE
Hench suggère qu’il existe pour les liaisons osseuse une valeur de I B optimale d’environ 4. L’épaisseur de l’interface composite est alors de 30 à
60 μm. Les verres correspondant à la zone C du diagramme sont résorbables et disparaissent au bout de 10 à 30 j d’implantation en étant remplacés par du tissu osseux. Les verres de la zone B sont plus ou moins inertes
et sont simplement encapsulés par le tissu vivant. Les verres de la zone D
sont difficiles à élaborer et n’ont pas été testés.
Par rapport aux verres sodocalciques ordinaires, les verres bioactifs
étudiés par Hench se caractérisent par une teneur en silice inférieure à
60 %, des teneurs élevées en Na 2 O et CaO et une forte valeur du rapport
CaO/P 2 O 5 .
11.2. Applications cliniques
L’application du verre bioactif la plus connue a été la reconstruction d’une
chaîne d’osselets défectueux de l’oreille moyenne pour le traitement d’une
perte d’audition. On a constaté que la liaison est établie avec l’os à l’une
des extrémités et avec le tissu mou à l’autre [195].
Une autre application réussie est la réparation de parois endommagées
de sinus et d’orbites oculaires réalisée à l’aide de verres développés par
l’Abo Academi University de Finlande. Les verres utilisés sont plus complexes mais ils dévitrifient moins facilement. Une composition typique est :
53 % SiO 2 , 6 % Na 2 O, 11 % K 2 O, 5 % MgO, 22 % CaO, 2 % P 2 O 5 , 1 % B 2 O 3 .
On a également procédé à la reconstitution de l’arête de mâchoires qui
ont tendance à se réduire après une extraction dentaire. Un verre résorbable est inséré sous la gencive sous forme d’implant ou de poudre. Il se
transforme ultérieurement en un tissu osseux lié à la mâchoire.
Une difficulté qu’on rencontre avec les verres bioactifs est une insuffisance de leur résistance mécanique. À l’université de Kyoto on a exploré
avec succès la possibilité d’améliorer cette résistance en remplaçant le
verre par une vitrocéramique. Un système à base de wollastonite et d’apatite est utilisé pour des organes soumis à des chargements comme les disques vertébraux [196]. Une autre solution, actuellement encore à l’étude,
consiste à revêtir d’une couche mince de verre bioactif une prothèse métallique. Des expériences sont en cours pour les prothèses de hanche et les
implants dentaires.
12. Les verres métalliques
Les premiers alliages métalliques, dont le caractère amorphe fut vérifié par
diffraction de rayons X, étaient obtenus en couches minces, soit par
LE VERRE
Hench suggère qu’il existe pour les liaisons osseuse une valeur de I B optimale d’environ 4. L’épaisseur de l’interface composite est alors de 30 à
60 μm. Les verres correspondant à la zone C du diagramme sont résorbables et disparaissent au bout de 10 à 30 j d’implantation en étant remplacés par du tissu osseux. Les verres de la zone B sont plus ou moins inertes
et sont simplement encapsulés par le tissu vivant. Les verres de la zone D
sont difficiles à élaborer et n’ont pas été testés.
Par rapport aux verres sodocalciques ordinaires, les verres bioactifs
étudiés par Hench se caractérisent par une teneur en silice inférieure à
60 %, des teneurs élevées en Na 2 O et CaO et une forte valeur du rapport
CaO/P 2 O 5 .
11.2. Applications cliniques
L’application du verre bioactif la plus connue a été la reconstruction d’une
chaîne d’osselets défectueux de l’oreille moyenne pour le traitement d’une
perte d’audition. On a constaté que la liaison est établie avec l’os à l’une
des extrémités et avec le tissu mou à l’autre [195].
Une autre application réussie est la réparation de parois endommagées
de sinus et d’orbites oculaires réalisée à l’aide de verres développés par
l’Abo Academi University de Finlande. Les verres utilisés sont plus complexes mais ils dévitrifient moins facilement. Une composition typique est :
53 % SiO 2 , 6 % Na 2 O, 11 % K 2 O, 5 % MgO, 22 % CaO, 2 % P 2 O 5 , 1 % B 2 O 3 .
On a également procédé à la reconstitution de l’arête de mâchoires qui
ont tendance à se réduire après une extraction dentaire. Un verre résorbable est inséré sous la gencive sous forme d’implant ou de poudre. Il se
transforme ultérieurement en un tissu osseux lié à la mâchoire.
Une difficulté qu’on rencontre avec les verres bioactifs est une insuffisance de leur résistance mécanique. À l’université de Kyoto on a exploré
avec succès la possibilité d’améliorer cette résistance en remplaçant le
verre par une vitrocéramique. Un système à base de wollastonite et d’apatite est utilisé pour des organes soumis à des chargements comme les disques vertébraux [196]. Une autre solution, actuellement encore à l’étude,
consiste à revêtir d’une couche mince de verre bioactif une prothèse métallique. Des expériences sont en cours pour les prothèses de hanche et les
implants dentaires.
12. Les verres métalliques
Les premiers alliages métalliques, dont le caractère amorphe fut vérifié par
diffraction de rayons X, étaient obtenus en couches minces, soit par
