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LE VERRE
On peut voir que les pertes par relaxation sont plus faibles que les pertes
par conduction et qu’elles passent par un maximum pour une fréquence
f m ≈ 400 Hz. On voit sur la figure 4.25b que le rapport σ ω /σ 0 , où σ 0 est la
conductivité en courant continu, augmente avec la fréquence.
On a trouvé expérimentalement, pour de nombreuses compositions,
que l’énergie d’activation du temps
de la relaxation diélectrique
est égale à celle de la résistivité ρ [164, 166]. Cela implique que la migration des porteurs de charges est responsable à la fois de la conductivité
et de la relaxation diélectrique. Il est généralement admis que la conductivité est causée, dans un solide désordonné, par un phénomène de
« percolation », lorsque se crée une chaîne continue de sauts réussis par
les porteurs de charges [167].
Pour un verre donné on a constaté que [166, 168]
.
Cette relation très générale s’applique à la plupart des solides désordonnés à conduction ionique ou électronique (Fig. 26). L’interprétation des
caractéristiques de la relaxation diélectrique de l’ensemble des verres, à
savoir le spectre étalé des temps dexation et l’unicité de l’énergie d’activation, fait l’objet actuellement de nombreuses discussions [167].
Fig. 4.25. Influence de la fréquence sur les pertes diélectriques (a) et sur la conductivité (b)
d’un verre sodocalcique à 172 °C ; d’après [164].
τ
1/f m
=
τ
ρ
--- ε 0 Δ ε ′
≈
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