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Complexes macrocycliques. Cryptates
carbonyles et 1 molécule de solvant de cristallisation, respectivement l’acétonitrile et l’éthanol (1 13, 1 14) : il est localisé dans une cavité située au-dessus
de la molécule, alors que la cavité inférieure reste vide (Fig. 2.21a et b). Dans
ces complexes (Fig. 2-21 c), la conformation du macrocycle est très différente
de celle des cyclodécapeptides libres (Fig. 2.21d).
Relevons que, pour les antamanides libres ou sous forme complexée, les
conformations observées à l’état solide ne sont pas toujours en accord avec
les modèles postulés à partir d’études en solution (98, I15a).
Un grand nombre d’analogues de I’antamanide ont été synthétisés (98).
L’énantioantamanide possède seulement 1/20 de l’activité antitoxique de
I’antamanide, ce qui laisse à penser que cette activité est stéréospécifique,
contrairement à celle de la valinomycine.
L’activité biologique dépendrait, non seulement de la complexation de
Na’, mais également d’autres interactions. En effet, certains analogues de
I’antamanide, bien que formant des complexes plus stables, sont totalement
inactifs.
La complexation est une condition nécessaire, mais non suffisante; la
présence de chaînes lipophiles et la chiralité jouent aussi un rôle et suggèrent
la fixation du peptide sur un récepteur stéréospécifique.
Récemment, le rôle crucial de la lipophilie a pu être démontré à l’aide d’un
autre dérivé de I’antamanide (1 15b). Ce composé, le cyclo [Val-Pro-Pro-AlaCha-Cha-Pro-Pro-Cha-cha], est obtenu par hydrogénation des résidus
phénylalanyle de I’antamanide en résidus cyclohexylalanyle (Cha).
Ce dérivé est dépourvu de toute activité antitoxique vis-à-vis de la
phalloïdine, ceci malgré son aptitude à former des complexes avec des cations
métalliques.
L’analyse aux rayons X de son complexe avec le cation Li+ (Fig. 2.22)
permet, par comparaison avec les structures précédemment décrites, d’expliquer cette absence d’activité.
Figure 2.22 Structure du complexe Li+-[Cha’, Cha‘, Cha’, Cha“’] antamanide.
[D’après I.L. Karle, h o c . Nut. Acad. Sci., 82, 7155, 1985, (1 15b)l. (vue stéreoscopique).
En ce qui concerne les analogies, on peut noter que la conformation du
macrocycle est très semblable dans tous les cas (Figs. 2.20 à 2.22), ce qui
explique que le dérivé contenant les résidus Cha soit toujours un bon
complexant des cations.
Complexes macrocycliques. Cryptates
carbonyles et 1 molécule de solvant de cristallisation, respectivement l’acétonitrile et l’éthanol (1 13, 1 14) : il est localisé dans une cavité située au-dessus
de la molécule, alors que la cavité inférieure reste vide (Fig. 2.21a et b). Dans
ces complexes (Fig. 2-21 c), la conformation du macrocycle est très différente
de celle des cyclodécapeptides libres (Fig. 2.21d).
Relevons que, pour les antamanides libres ou sous forme complexée, les
conformations observées à l’état solide ne sont pas toujours en accord avec
les modèles postulés à partir d’études en solution (98, I15a).
Un grand nombre d’analogues de I’antamanide ont été synthétisés (98).
L’énantioantamanide possède seulement 1/20 de l’activité antitoxique de
I’antamanide, ce qui laisse à penser que cette activité est stéréospécifique,
contrairement à celle de la valinomycine.
L’activité biologique dépendrait, non seulement de la complexation de
Na’, mais également d’autres interactions. En effet, certains analogues de
I’antamanide, bien que formant des complexes plus stables, sont totalement
inactifs.
La complexation est une condition nécessaire, mais non suffisante; la
présence de chaînes lipophiles et la chiralité jouent aussi un rôle et suggèrent
la fixation du peptide sur un récepteur stéréospécifique.
Récemment, le rôle crucial de la lipophilie a pu être démontré à l’aide d’un
autre dérivé de I’antamanide (1 15b). Ce composé, le cyclo [Val-Pro-Pro-AlaCha-Cha-Pro-Pro-Cha-cha], est obtenu par hydrogénation des résidus
phénylalanyle de I’antamanide en résidus cyclohexylalanyle (Cha).
Ce dérivé est dépourvu de toute activité antitoxique vis-à-vis de la
phalloïdine, ceci malgré son aptitude à former des complexes avec des cations
métalliques.
L’analyse aux rayons X de son complexe avec le cation Li+ (Fig. 2.22)
permet, par comparaison avec les structures précédemment décrites, d’expliquer cette absence d’activité.
Figure 2.22 Structure du complexe Li+-[Cha’, Cha‘, Cha’, Cha“’] antamanide.
[D’après I.L. Karle, h o c . Nut. Acad. Sci., 82, 7155, 1985, (1 15b)l. (vue stéreoscopique).
En ce qui concerne les analogies, on peut noter que la conformation du
macrocycle est très semblable dans tous les cas (Figs. 2.20 à 2.22), ce qui
explique que le dérivé contenant les résidus Cha soit toujours un bon
complexant des cations.
