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CHAPITRE 5. CRIBLE ET SOMMES OSCILLANTES SUR LES NOMBRES PREMIERS
Démonstration. - Il s'agit encore du principe d'inclusion-exclusion : pour (5.19), le
terme de droite « compte » tous les entiers n < x, sauf ceux qui ont un diviseur
premier p < x ; c'est donc la même condition que pour S ( d , x) , et la multiplicité
correspond car, pour p donné, la somme est restreinte aux entiers n tels que p est
le plus petit diviseur premier de n (puisque (n, P(p)) = 1). Cette condition, réciproquement, détermine la valeur de p pour laquelle un n donné apparaît.
La seconde formule est tout à fait similaire.
O
Par positivité et récurrence, l'identité de Buchstab implique
(l'idée étant que pour $11 « grand », $11 2 yl, on ne peut espérer estimer mieux la
somme S ( d p l , p l ) , qui correspond à une suite peu dense et soumise à un criblage
jusqu'à $1, que par la minoration triviale affirmant qu'elle est 3 O ) , puis
et enfin
en appliquant la majoration triviale aux termes avec pi 2 yi à chaque double-pas,
c'est-à-dire i impair. Les termes abandonnés sont donc exactement les sommes
pour i impair, ce qui redonne le fait que g+ fournit un crible combinatoire majorant. L'analogue de ces formules pour V (z) est
avec
qui prouve le lemme pour le cas du crible majorant. Le cas du crible minorant est
exactement similaire.
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