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CHAPITRE 4. DISCUSSION DU THÉORÈME DES NOMBRES PREMIERS
donc, si K/Q est un corps quadratique imaginaire, associé au caractère quadratique
impair x modulo A, on a par (3.35)
En particulier, prenant E < 1/2 quelconque, cela résout une des premières conjectures de Gauss concernant les nombres de classes de formes quadratiques, après traduction en terme de corps quadratiques : on a
iim h ( Q ( n ) ) = +W.
D++w
Donc, pour tout h > 1 donné, il existe un nombre fini de corps quadratiques imaginaires K/Q tels que h ( K ) = h. Mais, parce que la constante C, est non effective,
il n'est pas possible d'utiliser le théorème de Siegel pour déterminer ces valeurs de h,
ni même pour fournir une borne supérieure à la plus grande valeur du discriminant
de K s'il vérifie h (K) = h.
Gauss, par exemple, avait également conjecturé que h(K) = 1 si et seulement si
K = Q(\/-D) avec
Ceci fut finalement démontré de manière ad hoc par Heegner, Stark et Baker indépendamment (voir par exemple [Ba, 51 ). Enfin, D. Goldfeld [Go] et Gross-Zagier [GZ]
ont obtenu la première minoration effective non triviale permettant, en principe, de
calculer tous les K vérifiant h(K) = h : on a (dans la présentation dYOesterlé [Oe])
Le produit sur p est décroît extrêmement lentement (il est de l'ordre de (log log A)-' ) ,
mais du point de vue « concret » il n'est pas négligeable : cette estimation, sans plus
d'astuces, ne permet pas d'espérer calculer effectivement les K tels que h(K) = 4,
par exemple.
L'idée de Goldfeld (déjà présente sous forme d'ébauche dans des travaux de Friedlander [Fr]) est d'utiliser comme « pivot » pour minorer effectivement L ( x , 1) , non
pas un très hypothétique caractère exceptionnel XI comme dans la preuve du théorème de Siegel, mais une autre fonction L qui admet effectivement un zéro réel.
D'après les généralisations de l'hypothèse de Riemann, ce zéro ne peut être qu'en
s = 1/2, et il se trouve que l'on connaît effectivement des fonctions L vérifiant les
propriétés demandées. Cependant, elles ne sont pas associées à des caractères de Dirichlet mais à des objets arithmétiques plus complexes, les courbes elliptiques (ou
bien, d'un point de vue dual, des formes modulaires).
Le fait que le zéro soit en 1/2 affaiblit considérablement l'effet (dit de répulsion)
sur les autres zéros exceptionnels, ce qui explique que la minoration obtenue ne soit
meilleure que par un facteur logarithme de la minoration triviale.
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