Forces intra- et intermoléculaires 43
' Ject ro nique sera répartie de manière dissymétrique. L'importance de
e
ett e dissy métrie dans la répartition des électrons au niveau de la liaison
�st déte rminée par la différence des électronégativités des éléments
irn pliq ués (section 1.6). L'élément le plus électronégatif des deux accapar era davantage le nuage électronique.
Des valeurs numériques d'électronégativités ont été attribuées aux
élé rnents . Certaines, relatives aux éléments utiles aux sciences de la vie,
sont répertoriées dans le tableau 3.2. Lorsqu'on calcule la différence qui
existe entre les valeurs d'électronégativités de deux éléments impliqués
dans une liaison, il est possible d'imaginer l'inégalité relative du partage des électrons. Par exemple, pour une liaison carbone-hydrogène,
c-H, la différence d'électronégativité est 2,5 - 2,1 = 0,4 (tableau 3.2).
De ce fait, le déplacement des électrons dans cette liaison est assez faible. Le nuage électronique est plus attiré vers l'élément le plus électroné gatif. Bref, le carbone bénéficie d'un petit surplus lors du partage de
la paire d'électrons. On emploie le terme polarisation pour désigner
une liaison dans laquelle le partage des électrons est dissymétrique. La
liaison carbone-hydrogène n'est que légèrement polarisée.
Par contre, pour la liaison oxygène-hydrogène, 0-H, la différence
d'électronégativité s'élève à 1,4 (3,5 - 2,1 = 1,4, tableau 3.2), ce qui est
plus de trois fois supérieur à celle de la liaison carbone-hydrogène. De
ce fa it, le nuage électronique assurant la liaison oxygène-hydrogène
est fortement attiré par l'oxygène. Cette liaison présente une polarité
importante. Dans le même registre, on peut imaginer que la liaison
azote-hydrogène, N-H, est également fortement polarisée puisque la
différence d'électronégativité vaut 3,0 - 2,1 = 0,9.
Classiquement, on indique le caractère polaire d'une liaison (ainsi
que le sens de sa polarisation) en plaçant une charge électrique partielle
au-dessus du symbole des éléments concernés. Ces charges partielles
sont signalées par la lettre grecque 8 (delta). Ainsi, les liaisons oxygène-hydrogène et azote-hydrogène sont représentées comme suit :
8- 8 +
0-H
8- 8 +
N-H
Exemple raisonné 3.2
Déterminer, en se basant sur les valeurs numériques ad hoc, la
différence d'électronégativité pour les éléments impliqués dans la
liaison carbone-azote, C-N. Commenter votre résultat en termes
de polarisation de la liaison.
Réponse
Écrire les valeurs des électronégativités (tableau 3.2) propres au
carbone et à l'azote et effectuer la soustraction pour obtenir la
différence d'électronégativité.
C 2,5
N 3,0
3,0 - 2,5 = 0,5
La différence d'électronégativité dans le cas de la liaison carboneazote est petite, de sorte que cette liaison n'est que faiblement
polarisée.
Dans une liaison polaire,
les électrons sont partagés
de manière dissymétrique.
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