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Chapitre VIII. Calcul des variations
3. L'équation d'Euler
3.1. Problème d'extremum pour les courbes d'extrémités fixées. - Dans tout ce
paragraphe, les hypothèses et notations sont celles du théorème 2.3. Pour tous a et
(3 E E, nous notons C 1 (I, E, a, (3) l'ensemble des courbes paramétrées c.p E C 1 (I, E)
qui vérifient c.p(a) = a, c.p(b) = (3. C'est visiblement un sous-espace affine de l'espace
vectoriel C 1 (I, E) qui se déduit, par translation, du sous-espace vectoriel C 1 (I, E, 0, 0) de
C 1 (I, E). Puisque l'application de C 1 (I, E) dans Ex E, cp 1--t ( cp(a), cp(b)) est continue,
C 1 (I, E, 0, 0) est un sous-espace vectoriel fermé de C 1 (I, E), donc un espace de Banach.
De même, pour tous a et (3 E E, C 1 ( I, E, a, (3) est un sous-espace affine fermé, donc
complet, de C 1 (I, E). Posons
fh,a,/3 = fh n C 1 (I, E, a, (3).
Puisque fh est un ouvert de C 1 (I, E) (lemme 1.5), nL,a,/3 est un ouvert de l'espace affine
C 1 (!, E, a, (3). En particulier, OL,o,o est un ouvert de l'espace de Banach C 1 (!, E, 0, 0).
Nous dirons que nL,a,/3 est l'ensemble des courbes L-admissibles d'extrémités a et (3, et
que nL,o,o est l'ensemble des courbes L-admissibles d'extrémités nulles.
Les éléments a et (3 de E étant supposés fixés et tels que nL,a,/3 soit non vide, nous
étudions le problème suivant: trouver une courbe paramétrée c.p, élément de nL,a,/3• telle
que la fonctionnelle de Lagrange
ou un minimum relatif. La proposition suivante indique une condition nécessaire que doit
satisfaire cp.
3.2. Proposition. - Soient I = [a, b] un intervalle fermé et borné de~. E un espace
de Banach, U un ouvert de ~ x E x E et L : U --t ~ un lagrangien différentiable
de classe CP, avec p 2: 1, a et (3 deux éléments de E. Les notations étant celles
du théorème 2.3 et de 3.1, on suppose que la restriction de la fonctionnelle de
Lagrange
L(cp) = 1b L(t,cp(t),cp'(t)) dt, à l'ensemble (supposé non vide) nL,a,/3 des courbes L-admissibles d'extrémités a
et (3 admet, en un point c.p de cet ensemble, un minimum relatif ou un maximum
relatif. Alors, pour toute courbe L-admissible d'extrémités nulles u E C 1 (I, E, 0, 0),
on a
(D L( cp ), u) = 1b(D2L( t, cp(t), cp' (t)), u(t)) dt+ 1b(D3L(t, cp(t), cp' (t)), u' (t)) dt
=0.
Preuve: Nous avons vu (3.1) que C 1 (I,E,a,(3) est un sous-espace affine fermé de
l'espace de Banach C 1 (I, E), qui se déduit par translation du sous-espace vectoriel fermé
C 1 (I, E, 0, 0). Nous avons vu également que OL,a,/3 est un ouvert de C 1 (I, E, a, (3), que
nous supposons non vide. La fonctionnelle L étant de classe CP sur nL. sa restriction à
n L,a,{3 est aussi de classe CP.
Supposons que la restriction de la fonctionnelle de Lagrange Là nL,a,/3 ait un minimum
relatif ou un maximum relatif en un point c.p de nL,a,/3· D'après le théorème III.5.3, la
différentielle, au point
D
Afin de mettre la condition suffisante obtenue dans la proposition 3.2 sous une forme plus
commode, nous aurons besoin des trois lemmes suivants.
Chapitre VIII. Calcul des variations
3. L'équation d'Euler
3.1. Problème d'extremum pour les courbes d'extrémités fixées. - Dans tout ce
paragraphe, les hypothèses et notations sont celles du théorème 2.3. Pour tous a et
(3 E E, nous notons C 1 (I, E, a, (3) l'ensemble des courbes paramétrées c.p E C 1 (I, E)
qui vérifient c.p(a) = a, c.p(b) = (3. C'est visiblement un sous-espace affine de l'espace
vectoriel C 1 (I, E) qui se déduit, par translation, du sous-espace vectoriel C 1 (I, E, 0, 0) de
C 1 (I, E). Puisque l'application de C 1 (I, E) dans Ex E, cp 1--t ( cp(a), cp(b)) est continue,
C 1 (I, E, 0, 0) est un sous-espace vectoriel fermé de C 1 (I, E), donc un espace de Banach.
De même, pour tous a et (3 E E, C 1 ( I, E, a, (3) est un sous-espace affine fermé, donc
complet, de C 1 (I, E). Posons
fh,a,/3 = fh n C 1 (I, E, a, (3).
Puisque fh est un ouvert de C 1 (I, E) (lemme 1.5), nL,a,/3 est un ouvert de l'espace affine
C 1 (!, E, a, (3). En particulier, OL,o,o est un ouvert de l'espace de Banach C 1 (!, E, 0, 0).
Nous dirons que nL,a,/3 est l'ensemble des courbes L-admissibles d'extrémités a et (3, et
que nL,o,o est l'ensemble des courbes L-admissibles d'extrémités nulles.
Les éléments a et (3 de E étant supposés fixés et tels que nL,a,/3 soit non vide, nous
étudions le problème suivant: trouver une courbe paramétrée c.p, élément de nL,a,/3• telle
que la fonctionnelle de Lagrange
satisfaire cp.
3.2. Proposition. - Soient I = [a, b] un intervalle fermé et borné de~. E un espace
de Banach, U un ouvert de ~ x E x E et L : U --t ~ un lagrangien différentiable
de classe CP, avec p 2: 1, a et (3 deux éléments de E. Les notations étant celles
du théorème 2.3 et de 3.1, on suppose que la restriction de la fonctionnelle de
Lagrange
L(cp) = 1b L(t,cp(t),cp'(t)) dt, à l'ensemble (supposé non vide) nL,a,/3 des courbes L-admissibles d'extrémités a
et (3 admet, en un point c.p de cet ensemble, un minimum relatif ou un maximum
relatif. Alors, pour toute courbe L-admissible d'extrémités nulles u E C 1 (I, E, 0, 0),
on a
(D L( cp ), u) = 1b(D2L( t, cp(t), cp' (t)), u(t)) dt+ 1b(D3L(t, cp(t), cp' (t)), u' (t)) dt
=0.
Preuve: Nous avons vu (3.1) que C 1 (I,E,a,(3) est un sous-espace affine fermé de
l'espace de Banach C 1 (I, E), qui se déduit par translation du sous-espace vectoriel fermé
C 1 (I, E, 0, 0). Nous avons vu également que OL,a,/3 est un ouvert de C 1 (I, E, a, (3), que
nous supposons non vide. La fonctionnelle L étant de classe CP sur nL. sa restriction à
n L,a,{3 est aussi de classe CP.
Supposons que la restriction de la fonctionnelle de Lagrange Là nL,a,/3 ait un minimum
relatif ou un maximum relatif en un point c.p de nL,a,/3· D'après le théorème III.5.3, la
différentielle, au point
L à n L,a,/3 est nulle. Mais cette différentielle
n'est autre que la restriction de D L(
D
Afin de mettre la condition suffisante obtenue dans la proposition 3.2 sous une forme plus
commode, nous aurons besoin des trois lemmes suivants.
