58 Les biomarqueurs moléculaires en oncologie
Apport de l’exploration des anomalies moléculaires dans la prise
en charge du patient
Outre l’intérêt fondamental pour comprendre la leucémogénèse, l’identification des marqueurs moléculaires d’une hémopathie est utile voire indispensable pour la prise en charge du patient. On peut distinguer quatre domaines
d’intérêt : établir ou étayer le diagnostic de l’hémopathie et sa classification,
affiner le pronostic, suivre l’efficacité de la thérapeutique et être la cible d’une
thérapeutique spécifique.
Établir ou étayer le diagnostic d’une hémopathie maligne
et sa classification
Les données de biologie moléculaire ont profondément modifié la
démarche diagnostique en oncohématologie. Le diagnostic d’une hémopathie
maligne ne repose plus uniquement sur des critères cytologiques, immunophénotypiques et/ou anatomo-pathologiques. La mise en évidence d’anomalie(s)
cytogénétique(s) et/ou moléculaire(s) est devenue utile voire indispensable
pour établir le diagnostic d’hémopathie et sa classification.
Affiner le pronostic
Les facteurs pronostiques permettent de prédire la variabilité d’évolution
d’un individu à l’autre (en terme de survie globale (OS), de survie sans événement (EFS) / sans maladie (DFS) ou de risque de rechute (RR)), et ainsi
d’adapter l’intensité du protocole thérapeutique à la toxicité attendue du traitement et au risque de rechute. L’analyse moléculaire au diagnostic est, à ce
titre, un facteur pronostique. Elle peut également prédire la sensibilité des
cellules tumorales aux agents cytotoxiques et favoriser une stratégie thérapeutique « adaptée ». On distingue deux grands types de facteurs pronostiques :
ceux liés au patient ou à la tumeur au moment du diagnostic et ceux liés à la
qualité de la réponse au traitement.
Suivre l’efficacité de la thérapeutique
Au cours du suivi du patient traité, la maladie résiduelle minimale (MRD)
correspond aux cellules tumorales indétectables par les techniques classiques,
au seuil de détection d’au minimum 10 -3 . La nature des marqueurs moléculaires, la méthodologie (techniques de biologie moléculaire ou de cytométrie
en flux), la nature des points de suivi décisionnels, les valeurs attendues à ces
points et les décisions thérapeutiques qui en résultent, varient en fonction de
l’hémopathie.
Apport de l’exploration des anomalies moléculaires dans la prise
en charge du patient
Outre l’intérêt fondamental pour comprendre la leucémogénèse, l’identification des marqueurs moléculaires d’une hémopathie est utile voire indispensable pour la prise en charge du patient. On peut distinguer quatre domaines
d’intérêt : établir ou étayer le diagnostic de l’hémopathie et sa classification,
affiner le pronostic, suivre l’efficacité de la thérapeutique et être la cible d’une
thérapeutique spécifique.
Établir ou étayer le diagnostic d’une hémopathie maligne
et sa classification
Les données de biologie moléculaire ont profondément modifié la
démarche diagnostique en oncohématologie. Le diagnostic d’une hémopathie
maligne ne repose plus uniquement sur des critères cytologiques, immunophénotypiques et/ou anatomo-pathologiques. La mise en évidence d’anomalie(s)
cytogénétique(s) et/ou moléculaire(s) est devenue utile voire indispensable
pour établir le diagnostic d’hémopathie et sa classification.
Affiner le pronostic
Les facteurs pronostiques permettent de prédire la variabilité d’évolution
d’un individu à l’autre (en terme de survie globale (OS), de survie sans événement (EFS) / sans maladie (DFS) ou de risque de rechute (RR)), et ainsi
d’adapter l’intensité du protocole thérapeutique à la toxicité attendue du traitement et au risque de rechute. L’analyse moléculaire au diagnostic est, à ce
titre, un facteur pronostique. Elle peut également prédire la sensibilité des
cellules tumorales aux agents cytotoxiques et favoriser une stratégie thérapeutique « adaptée ». On distingue deux grands types de facteurs pronostiques :
ceux liés au patient ou à la tumeur au moment du diagnostic et ceux liés à la
qualité de la réponse au traitement.
Suivre l’efficacité de la thérapeutique
Au cours du suivi du patient traité, la maladie résiduelle minimale (MRD)
correspond aux cellules tumorales indétectables par les techniques classiques,
au seuil de détection d’au minimum 10 -3 . La nature des marqueurs moléculaires, la méthodologie (techniques de biologie moléculaire ou de cytométrie
en flux), la nature des points de suivi décisionnels, les valeurs attendues à ces
points et les décisions thérapeutiques qui en résultent, varient en fonction de
l’hémopathie.
