Diagnostic moléculaire des hémopathies malignes 59
Cibler la thérapeutique
En 2001, l’Imatinib a révolutionné le pronostic de la Leucémie Myéloïde
Chronique grâce à un mécanisme d’action ciblé : l’ inhibition quasi-spécifique
de la tyrosine-kinase ABL résultant du transcrit de fusion BCR-ABL. Dans
la Leucémie Aiguë promyélocytaire (LAP), l’utilisation d’agents non cytotoxiques tels l’acide tout-trans-rétinoïque (ATRA) ou plus récemment l’arsenic
a augmenté de façon spectaculaire la survie des patients. Ces deux molécules
ciblent l’anomalie moléculaire spécifique de LAP, le transcrit de fusion PMLRARA. Ces deux exemples historiques ont ouvert la voie du dévelopement de
la thérapeutique ciblant les anomalies moléculaires.
Méthodes d’analyse
L’analyse de ces marqueurs moléculaires est réalisée principalement au
sein des plateformes de génétique des cancers. Jusqu’à présent les approches
techniques reposaient essentiellement sur la PCR ou RT-PCR en point final
ou en temps réel (quantification ou discrimination allélique), le séquençage
(précédé ou non d’un screening par HRM (High-Resolution Melting)) et la
PCR numérique. En 2014 la plupart des plateformes se sont équipées d’appareillage de séquençage nouvelle génération (NGS). L’INCA (Institut National
du Cancer) et le GBMHM (Groupe des Biologistes Moléculaires des Hémopathies Malignes) favorisent le développement de cette technologie qui à
moyen terme entrera dans la « routine » de l’exploration des hémopathies, au
diagnostic et au suivi.
Exploration des syndromes myéloprolifératifs
chroniques (SMP)
Les syndromes myéloprolifératifs (SMP) sont des hémopathies hétérogènes aux caractéristiques communes : atteinte mono ou oligoclonale de la
cellule souche hématopoïétique responsable d’un avantage prolifératif, sans
blocage de maturation et aboutissant à une hyperplasie prédominante d’une
ou plusieurs lignées myéloïdes. L’incidence est de 3 pour 100 000 habitants/
an et les malades ont généralement plus de 60 ans. On distingue deux groupes
selon qu’ils portent ou non le remaniement BCR-ABL.
Cibler la thérapeutique
En 2001, l’Imatinib a révolutionné le pronostic de la Leucémie Myéloïde
Chronique grâce à un mécanisme d’action ciblé : l’ inhibition quasi-spécifique
de la tyrosine-kinase ABL résultant du transcrit de fusion BCR-ABL. Dans
la Leucémie Aiguë promyélocytaire (LAP), l’utilisation d’agents non cytotoxiques tels l’acide tout-trans-rétinoïque (ATRA) ou plus récemment l’arsenic
a augmenté de façon spectaculaire la survie des patients. Ces deux molécules
ciblent l’anomalie moléculaire spécifique de LAP, le transcrit de fusion PMLRARA. Ces deux exemples historiques ont ouvert la voie du dévelopement de
la thérapeutique ciblant les anomalies moléculaires.
Méthodes d’analyse
L’analyse de ces marqueurs moléculaires est réalisée principalement au
sein des plateformes de génétique des cancers. Jusqu’à présent les approches
techniques reposaient essentiellement sur la PCR ou RT-PCR en point final
ou en temps réel (quantification ou discrimination allélique), le séquençage
(précédé ou non d’un screening par HRM (High-Resolution Melting)) et la
PCR numérique. En 2014 la plupart des plateformes se sont équipées d’appareillage de séquençage nouvelle génération (NGS). L’INCA (Institut National
du Cancer) et le GBMHM (Groupe des Biologistes Moléculaires des Hémopathies Malignes) favorisent le développement de cette technologie qui à
moyen terme entrera dans la « routine » de l’exploration des hémopathies, au
diagnostic et au suivi.
Exploration des syndromes myéloprolifératifs
chroniques (SMP)
Les syndromes myéloprolifératifs (SMP) sont des hémopathies hétérogènes aux caractéristiques communes : atteinte mono ou oligoclonale de la
cellule souche hématopoïétique responsable d’un avantage prolifératif, sans
blocage de maturation et aboutissant à une hyperplasie prédominante d’une
ou plusieurs lignées myéloïdes. L’incidence est de 3 pour 100 000 habitants/
an et les malades ont généralement plus de 60 ans. On distingue deux groupes
selon qu’ils portent ou non le remaniement BCR-ABL.
