Ganglions sentinelles 133
faux négatifs car une toute petite partie du GS est examinée. L’examen microscopique définitif sur ganglion fixé est la référence pour déterminer le statut
ganglionnaire. L’analyse définitive du GS n’est pas standardisée, le nombre
de coupes qui vont être analysées est très variable, de même que la méthode
d’analyse (coloration H&E et/ou immunohistochimie) et l’espacement dans
l’analyse microscopique des coupes sériées tous les 20 à 300 microns. Cette
analyse histologique définitive permet de classer les GS en non métastatique,
présence de cellules tumorales isolées, micrométastase (taille microscopique
mesurée entre 0,2 et 2 mm) et macrométastase (taille microscopique mesurée
supérieure à 2 mm). La définition de micrométastase et macrométastase a été
établie en tenant compte de l’analyse histologique. Normalement toutes les
macrométastases sont détectées avec des coupes du ganglion espacées tous les
2 mm, et des coupes tous les 200 microns sont nécessaires avec une analyse
immunohistochimique (IHC) pour détecter les micrométastases si aucune
métastase n’est détectée par coloration H&E. Toutefois, même dans ces conditions, toutes les petites métastases ne sont pas détectées, car l’ensemble du
ganglion n’est pas examiné. C’est également pour cette raison que la recherche
de cellules tumorales isolées est peu reproductible car très dépendante de
l’échantillonnage examiné [6]. Au total, l’examen extemporané du GS par les
techniques conventionnelles (apposition cytologique ou coupes en congélation) rend compte d’un taux de faux négatif important limitant l’intérêt de cet
examen extemporané. L’analyse histologique définitive du GS n’est pas standardisée et nécessite la précision sur le compte rendu anatomopathologique du
niveau d’échantillonnage (espacement et nombre de niveau de coupe du GS)
et de la méthodologie utilisée (H&E et/ou IHC). Les techniques de biologie
moléculaire se sont développées pour trouver des solutions non envisageables
avec les techniques histologiques : permettre une analyse fiable et définitive
du GS en extemporané, donner un résultat sur une analyse exhaustive de tout
le ganglion, avec une standardisation du rendu de résultat comparable d’une
équipe à l’autre.
Méthodes d’analyses moléculaires
Les méthodes d’analyses moléculaires développées pour détecter la présence
de cellule tumorale dans le tissu ganglionnaire repose sur l’amplification d’ARN
messager (ARNm) de protéines absentes ou très peu exprimées dans le ganglion
non métastatique. La technique la plus connue pour l’amplification et la quantification d’ARNm est la Reverse Transcription Polymerase Chain Reaction (RT
PCR) en temps réel. La Reverse Transcription Loop mediated isothermal amplification (RT LAMP) est une autre technique d’amplification, c’est celle utilisée pour
amplifier l’ARNm de la cytokératine 19 (CK19) dans la seule trousse commerciale disponible sur le marché en 2012 pour rechercher les métastases ganglionnaires. Des techniques d’amplification d’ARNm par RT-PCR établies à façon
par les équipes de recherche ont montré des résultats intéressants mais ce ne sont
faux négatifs car une toute petite partie du GS est examinée. L’examen microscopique définitif sur ganglion fixé est la référence pour déterminer le statut
ganglionnaire. L’analyse définitive du GS n’est pas standardisée, le nombre
de coupes qui vont être analysées est très variable, de même que la méthode
d’analyse (coloration H&E et/ou immunohistochimie) et l’espacement dans
l’analyse microscopique des coupes sériées tous les 20 à 300 microns. Cette
analyse histologique définitive permet de classer les GS en non métastatique,
présence de cellules tumorales isolées, micrométastase (taille microscopique
mesurée entre 0,2 et 2 mm) et macrométastase (taille microscopique mesurée
supérieure à 2 mm). La définition de micrométastase et macrométastase a été
établie en tenant compte de l’analyse histologique. Normalement toutes les
macrométastases sont détectées avec des coupes du ganglion espacées tous les
2 mm, et des coupes tous les 200 microns sont nécessaires avec une analyse
immunohistochimique (IHC) pour détecter les micrométastases si aucune
métastase n’est détectée par coloration H&E. Toutefois, même dans ces conditions, toutes les petites métastases ne sont pas détectées, car l’ensemble du
ganglion n’est pas examiné. C’est également pour cette raison que la recherche
de cellules tumorales isolées est peu reproductible car très dépendante de
l’échantillonnage examiné [6]. Au total, l’examen extemporané du GS par les
techniques conventionnelles (apposition cytologique ou coupes en congélation) rend compte d’un taux de faux négatif important limitant l’intérêt de cet
examen extemporané. L’analyse histologique définitive du GS n’est pas standardisée et nécessite la précision sur le compte rendu anatomopathologique du
niveau d’échantillonnage (espacement et nombre de niveau de coupe du GS)
et de la méthodologie utilisée (H&E et/ou IHC). Les techniques de biologie
moléculaire se sont développées pour trouver des solutions non envisageables
avec les techniques histologiques : permettre une analyse fiable et définitive
du GS en extemporané, donner un résultat sur une analyse exhaustive de tout
le ganglion, avec une standardisation du rendu de résultat comparable d’une
équipe à l’autre.
Méthodes d’analyses moléculaires
Les méthodes d’analyses moléculaires développées pour détecter la présence
de cellule tumorale dans le tissu ganglionnaire repose sur l’amplification d’ARN
messager (ARNm) de protéines absentes ou très peu exprimées dans le ganglion
non métastatique. La technique la plus connue pour l’amplification et la quantification d’ARNm est la Reverse Transcription Polymerase Chain Reaction (RT
PCR) en temps réel. La Reverse Transcription Loop mediated isothermal amplification (RT LAMP) est une autre technique d’amplification, c’est celle utilisée pour
amplifier l’ARNm de la cytokératine 19 (CK19) dans la seule trousse commerciale disponible sur le marché en 2012 pour rechercher les métastases ganglionnaires. Des techniques d’amplification d’ARNm par RT-PCR établies à façon
par les équipes de recherche ont montré des résultats intéressants mais ce ne sont
