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L’impact du Web 2.0 sur les organisations
frontières. En outre, potentiellement, il s’agit d’un espace également ouvert aux concurrents des fi rmes ou aux éventuels nouveaux
entrants. Enfi n, la liste des communautés pertinentes pour la fi rme
n’est pas une donnée triviale ; il n’est pas évident par exemple que
les communautés de voyageurs soient les seules communautés intéressantes à observer pour Starwood.
Communautés et contrepoids
Les communautés forment des groupes sociaux réglés par
(comme dans tout groupe) des codes, des normes, des façons de
se comporter, des rites d’inclusions et d’exclusion, etc. L’accès à ces
codes est une compétence particulière et est un facteur clef dans
l’accès aux communautés (cf. plus haut). Les communautés formant
des groupes, elles ont la possibilité d’adopter (de façon consciente
et délibérée ou inconsciente et émergente) des comportements hostiles vis-à-vis de la fi rme (c’est un stakeholder). Blodgett et Tapia
(2010) ont montré comment s’est organisée, récemment, en Italie,
une protestation des employés d’IBM contre leur entreprise sur
Second Life. Les auteurs ont mis en évidence en particulier la capacité d’un groupe à l’existence physique à se structurer virtuellement
pour organiser des mouvements visant à faire pression sur IBM et
virtuellement et physiquement (en quelque sorte, une interpénétration de communautés virtuelles et réelles).
Captation et exploitation des connaissances
L’accès à la compréhension des échanges entre membres des
communautés Web repose sur plusieurs conditions : connaître les
codes sociaux évoqués plus haut, traduire ces codes sous formes
d’outils de repérage sémantique (permettant de faire la synthèse des
échanges), ne pas être repéré par les membres de la communauté
(et donc user de stratagèmes d’accès à la communauté ; être repéré
et identifi é explicitement et visiblement est l’une des options possibles, cf. Starwood).
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