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L’impact du Web 2.0 sur les organisations
transposé au fonctionnement des organisations, extrêmement simpliste : non seulement les formes effectives des réseaux concrètement observables ne se réduisent pas à la simple mise en relation
de « beaucoup à beaucoup », mais la relation entre deux ou plusieurs points du réseau ne se réduit pas au fait qu’elle existe ou
non. Les relations, au sein d’une organisation sociale sophistiquée, peuvent par exemple être déclinées en mandat (je demande
à quelqu’un de faire quelque chose pour moi), entremise (je suis
un tiers de confi ance entre deux personnes), orchestration (j’organise un événement collectif) et wiki (nous construisons ensemble
et progressivement un objet commun)
7 .
LE 2.0 COMME GÉNÉRALISATION DU COLLABORATIF :
L’IMAGE DU COMMUNAUTAIRE
L’image de la plateforme, dans les travaux sur le 2.0, va revenir
par le principe de généralisation du collaboratif : McAfee intitule
la première partie de son ouvrage “Enterprise 2.0: the power of
technology-enabled collaboration”. La technologie permet des accès
directs et instantanés à toute personne dont la collaboration pourrait s’avérer pertinente. Dans l’idéal type du 2.0, toute personne
de l’entreprise est susceptible de participer. L’infrastructure réticulaire ainsi conçue peut accueillir la structure formelle, offi cielle,
comme un sous-ensemble particulier de liens, mais la signature
organisationnelle du 2.0, en tant que porteur d’une collaboration généralisée est davantage la communauté que la hiérarchie :
communautés de pratique, communautés épistémiques, mais
aussi tout type de communauté provisoire – les fl ash mobs pourraient en être une concrétisation extrême – se trouvent remises
7 Cette déclinaison est tirée de travaux menés par la RATP, en collaboration avec
le Centre de Gestion Scientifi que de Mines Paristech, lors d’ateliers de conception innovante sur « le métro du 21
e siècle », en décembre 2006. Voir Amar, G. (2007), Le métro du
21
e siècle, Département du Développement et de l’Action Territoriale, RATP, avril.
L’impact du Web 2.0 sur les organisations
transposé au fonctionnement des organisations, extrêmement simpliste : non seulement les formes effectives des réseaux concrètement observables ne se réduisent pas à la simple mise en relation
de « beaucoup à beaucoup », mais la relation entre deux ou plusieurs points du réseau ne se réduit pas au fait qu’elle existe ou
non. Les relations, au sein d’une organisation sociale sophistiquée, peuvent par exemple être déclinées en mandat (je demande
à quelqu’un de faire quelque chose pour moi), entremise (je suis
un tiers de confi ance entre deux personnes), orchestration (j’organise un événement collectif) et wiki (nous construisons ensemble
et progressivement un objet commun)
7 .
LE 2.0 COMME GÉNÉRALISATION DU COLLABORATIF :
L’IMAGE DU COMMUNAUTAIRE
L’image de la plateforme, dans les travaux sur le 2.0, va revenir
par le principe de généralisation du collaboratif : McAfee intitule
la première partie de son ouvrage “Enterprise 2.0: the power of
technology-enabled collaboration”. La technologie permet des accès
directs et instantanés à toute personne dont la collaboration pourrait s’avérer pertinente. Dans l’idéal type du 2.0, toute personne
de l’entreprise est susceptible de participer. L’infrastructure réticulaire ainsi conçue peut accueillir la structure formelle, offi cielle,
comme un sous-ensemble particulier de liens, mais la signature
organisationnelle du 2.0, en tant que porteur d’une collaboration généralisée est davantage la communauté que la hiérarchie :
communautés de pratique, communautés épistémiques, mais
aussi tout type de communauté provisoire – les fl ash mobs pourraient en être une concrétisation extrême – se trouvent remises
7 Cette déclinaison est tirée de travaux menés par la RATP, en collaboration avec
le Centre de Gestion Scientifi que de Mines Paristech, lors d’ateliers de conception innovante sur « le métro du 21
e siècle », en décembre 2006. Voir Amar, G. (2007), Le métro du
21
e siècle, Département du Développement et de l’Action Territoriale, RATP, avril.
