Web 2.0 et organisations : une problématique complexe
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LE 2.0 COMME LA POSSIBILITÉ D’UN RÉSEAU COMPLET
DE COMMUNICATION : L’IMAGE DU « MANY-TO-MANY »
Le 2.0 est souvent associé au « many-to-many » : c’est précisément ce que le Web 2.0, d’un point de vue purement technique,
permet de faire. Grâce à une architecture logicielle adaptée, de multiples interactions peuvent avoir lieu au sein d’un ensemble potentiellement très important et très dispersé d’acteurs. En pratique,
sauf à ce que le nombre de participants soit relativement faible,
il est diffi cile d’imaginer que chacun reste en liaison avec tous sur
une période de temps importante. Si, par exemple, une organisation utilise Yammer
5 , il est diffi cile de gérer des groupes de plus de
quelques dizaines de participants, sauf à imaginer une grammaire
plus sophistiquée, avec différents groupes et sous-groupes constitués selon un certain nombre de règles
6
.
La logique du « many-to-many » est très cohérente avec l’idée de
plateforme. Néanmoins qui dit plateforme Web ne dit pas nécessairement plateforme dans ou pour l’entreprise : en ce sens, défi nir
l’entreprise 2.0 à partir du « many-to-many » est moins spécifi que,
moins d’hypothèses sont faites a priori sur la structure des collectifs
concernés. Au-delà de la simplicité apparente de la formule, il est
aisé de repérer toute une variété de schémas possibles : 1-to-many,
many-to-1, 1 to 1 to 1 to… (n fois), many-to-many (d’autres),
many-to-many (les mêmes), etc. Le « many-to-many », transposé
de possibilités techniques qui témoignent de la sophistication de
l’informatique moderne, risque au contraire de paraître, une fois
5 Fil de discussion analogue à Twitter, où chacun, à la base, dit sur quoi il est en
train de travailler, et qui suppose que les inscrits au fi l partagent une même extension
dans leur adresse de courrier électronique. Notons que la version payante de plateformes
comme Yammer inclut une gestion des groupes et des accès plus sophistiquée que la version gratuite de base
6 Nous reviendrons sur ce point plus tard, à propos de la modélisation des groupes
complexes.
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LE 2.0 COMME LA POSSIBILITÉ D’UN RÉSEAU COMPLET
DE COMMUNICATION : L’IMAGE DU « MANY-TO-MANY »
Le 2.0 est souvent associé au « many-to-many » : c’est précisément ce que le Web 2.0, d’un point de vue purement technique,
permet de faire. Grâce à une architecture logicielle adaptée, de multiples interactions peuvent avoir lieu au sein d’un ensemble potentiellement très important et très dispersé d’acteurs. En pratique,
sauf à ce que le nombre de participants soit relativement faible,
il est diffi cile d’imaginer que chacun reste en liaison avec tous sur
une période de temps importante. Si, par exemple, une organisation utilise Yammer
5 , il est diffi cile de gérer des groupes de plus de
quelques dizaines de participants, sauf à imaginer une grammaire
plus sophistiquée, avec différents groupes et sous-groupes constitués selon un certain nombre de règles
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La logique du « many-to-many » est très cohérente avec l’idée de
plateforme. Néanmoins qui dit plateforme Web ne dit pas nécessairement plateforme dans ou pour l’entreprise : en ce sens, défi nir
l’entreprise 2.0 à partir du « many-to-many » est moins spécifi que,
moins d’hypothèses sont faites a priori sur la structure des collectifs
concernés. Au-delà de la simplicité apparente de la formule, il est
aisé de repérer toute une variété de schémas possibles : 1-to-many,
many-to-1, 1 to 1 to 1 to… (n fois), many-to-many (d’autres),
many-to-many (les mêmes), etc. Le « many-to-many », transposé
de possibilités techniques qui témoignent de la sophistication de
l’informatique moderne, risque au contraire de paraître, une fois
5 Fil de discussion analogue à Twitter, où chacun, à la base, dit sur quoi il est en
train de travailler, et qui suppose que les inscrits au fi l partagent une même extension
dans leur adresse de courrier électronique. Notons que la version payante de plateformes
comme Yammer inclut une gestion des groupes et des accès plus sophistiquée que la version gratuite de base
6 Nous reviendrons sur ce point plus tard, à propos de la modélisation des groupes
complexes.
