Web 2.0 et organisations : une problématique complexe
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virtuels, blogs, wikis, fl ux RSS, etc.). Bien que le mouvement soit
déjà amorcé dans certains travaux antérieurs propres aux SI et
aux TIC, le Web 2.0 place les individus et leurs interactions au
cœur de l’analyse des organisations, tout en réinterrogeant certains mythes de management qui sont parfois des fondamentaux
au sein des organisations (la hiérarchie, le contrôle et la supervision, le management par objectifs).
Le Web 2.0 apparaît donc au travers de sa dimension très transversale dans nos thématiques comme n’étant plus seulement une
représentation formalisée d’un fonctionnement organisationnel
mais également comme un levier de pilotage et d’évolution de
l’organisation dans une logique moins hiérarchisée et plus centrée
sur les individus ou les groupes/communautés. Cela n’est pas sans
conséquence sur l’instrumentation gestionnaire qui en découle et
sur le fait de devoir gérer plusieurs logiques d’acteurs ou de groupes
d’acteurs simultanément tout en garantissant une nécessaire coordination pour atteindre les objectifs stratégiques fi xés par le management. Par exemple, on pourrait faire l’hypothèse que le savoir
combiné (Hatchuel et Weil, 1992) deviendrait une capacité organisationnelle des entreprises avec comme support les technologies du
Web 2.0. Ce concept confi rme également le caractère structurant
des Technologies de l’Information et de la Communication pouvant aboutir à une nouvelle structure organisationnelle basée sur de
nouveaux agencements qui ne sont pas forcément pensés au départ
par les managers car ils reposent sur les individus et leurs interactions dans un système qui n’est pas forcément celui de l’entreprise
(identifi cation, relation de pouvoir, incitation, etc.).
MANY-TO-MANY : D’UNE NOTION D’ANALYSE DES SYSTÈMES
À UNE CARACTÉRISATION DES ÉCHANGES SUR LE WEB
La revue de littérature nous montre que le Web 2.0 soulève des
questions autour des groupes et des communautés (cf. thèmes du
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virtuels, blogs, wikis, fl ux RSS, etc.). Bien que le mouvement soit
déjà amorcé dans certains travaux antérieurs propres aux SI et
aux TIC, le Web 2.0 place les individus et leurs interactions au
cœur de l’analyse des organisations, tout en réinterrogeant certains mythes de management qui sont parfois des fondamentaux
au sein des organisations (la hiérarchie, le contrôle et la supervision, le management par objectifs).
Le Web 2.0 apparaît donc au travers de sa dimension très transversale dans nos thématiques comme n’étant plus seulement une
représentation formalisée d’un fonctionnement organisationnel
mais également comme un levier de pilotage et d’évolution de
l’organisation dans une logique moins hiérarchisée et plus centrée
sur les individus ou les groupes/communautés. Cela n’est pas sans
conséquence sur l’instrumentation gestionnaire qui en découle et
sur le fait de devoir gérer plusieurs logiques d’acteurs ou de groupes
d’acteurs simultanément tout en garantissant une nécessaire coordination pour atteindre les objectifs stratégiques fi xés par le management. Par exemple, on pourrait faire l’hypothèse que le savoir
combiné (Hatchuel et Weil, 1992) deviendrait une capacité organisationnelle des entreprises avec comme support les technologies du
Web 2.0. Ce concept confi rme également le caractère structurant
des Technologies de l’Information et de la Communication pouvant aboutir à une nouvelle structure organisationnelle basée sur de
nouveaux agencements qui ne sont pas forcément pensés au départ
par les managers car ils reposent sur les individus et leurs interactions dans un système qui n’est pas forcément celui de l’entreprise
(identifi cation, relation de pouvoir, incitation, etc.).
MANY-TO-MANY : D’UNE NOTION D’ANALYSE DES SYSTÈMES
À UNE CARACTÉRISATION DES ÉCHANGES SUR LE WEB
La revue de littérature nous montre que le Web 2.0 soulève des
questions autour des groupes et des communautés (cf. thèmes du
