Web 2.0 et organisations : une problématique complexe
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spatiales, les mondes virtuels tels que Second Life étant un exemple
poussé de la virtualisation de ces agencements. Les applications du
Web 2.0 permettraient alors de maintenir des niveaux de coordination
et de décentralisation de l’autorité suffi sant pour reconfi gurer les
organisations selon les besoins de leur environnement. L’organisation
serait donc en perpétuelle optimisation afi n de maintenir son avantage concurrentiel avec comme logique celle de l’alignement entre la
stratégie, les objectifs et les ressources (d’autant plus lorsqu’elles sont
immatérielles comme les connaissances ou les compétences). Bien
que les articles faisant référence à l’organisation en thèmes annexes
soient parmi les plus nombreux dans notre classifi cation, on trouve
toutefois peu de recherches sur l’opérationnalisation de la reconfi -
guration des organisations et les retours en termes de performance
de la mise en place des applications du Web 2.0.
Le dernier thème de notre revue de littérature, et l’un des plus
développés, est celui du Knowledge Management (KM). La connaissance est devenue un actif stratégique que les entreprises doivent
savoir gérer car elle peut être à la base d’un avantage concurrentiel (Davenport and Prusak, 1998). Plusieurs recherches ont été
menées pour montrer l’apport des TIC (Intranet, groupwares, bases
de données, etc.) dans la gestion des connaissances avec le constat
que cela ne fonctionne que partiellement ou dans certaines confi -
gurations pour des raisons souvent évoquées au niveau des technologies (temps, formation, perception des risques, etc.). Quelques
recherches soulignent que les barrières restent les mêmes pour les
applications du Web 2.0 bien qu’elles puissent paraître plus faciles
à utiliser (Paroutis et Al Saleh, 2009). En revanche, les articles de
notre revue de littérature sur ce thème considèrent que les technologies Web 2.0 peuvent faciliter la capitalisation et les échanges
de connaissances (Mielnik et Félix, 2008) en permettant une meilleure reconnaissance des individus à partir de mécanismes non
monétaires (Paroutis et Al Saleh, 2009). On retrouve une approche
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