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L’impact du Web 2.0 sur les organisations
des managers dans les organisations qui doivent être capables de
se muer selon les situations de gestion en gestionnaire de groupes,
modérateur, porte-parole, etc. Le second point concerne la remise
en cause du lien hiérarchique et de subordination entre l’entreprise
et le salarié. La notion d’entreprise est donc réinterrogée au travers
des évolutions possibles issues du Web 2.0, comme le crowdsourcing ou le développement de l’Open Innovation à partir de certaines
technologies. La relation de salariat traditionnelle basée sur la hiérarchie et le contrat de travail peut être susceptible d’évoluer vers
des formes plus fl exibles et mieux adaptées à la dilution des frontières de la fi rme (multisalariat, contrats à durée déterminée, etc.).
On voit donc réapparaître un débat lié à l’apparition des TIC dans
les organisations et reposant sur les concepts de coûts de transaction et de théorie de l’agence. Ces deux phénomènes sont accentués
par l’arrivée également de la génération « digital natives » dans les
entreprises. Au fi nal, l’entreprise dite « 2.0 » serait donc la concrétisation de ses évolutions managériales associant les technologies et
la remise en cause de certains principes de management.
L’une des thématiques centrales dans notre revue de littérature
porte sur les modèles d’affaires qui sont liés au Web 2.0 avec un lien
récurrent avec la thématique du marketing. La question centrale et
récurrente demeure la création de valeur dans une « économie de
la gratuité » et où il est nécessaire de monétiser au bon endroit
de la chaîne de valeur le service offert (Chen, 2009). Cette question est d’autant plus importante que des doutes subsistent encore
sur la viabilité économique de certains modèles d’affaires. Plusieurs
articles suggèrent que les applications liées au Web 2.0 s’appuient
sur des modèles d’affaires déjà existants avec les TIC (modèle de
courtage avec le crowdsourcing, de l’infomédiaire, modèle communautaire…) mais multipliant les opportunités d’affaires (Beuscart
et Mellet, 2008). Les possibilités de combiner plusieurs applications
au sein d’une même et unique plateforme pour fournir un service
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