138 L’impact du Web 2.0 sur les organisations
ce qui était facile à contrôler lorsque les équipes étaient voisines
de quelques bureaux, devient complexe dans un monde étendu.
La constitution, la gestion, la confi dentialité et la légitimité de ces
ressources et des réseaux qu’elles constituent, leur animation et
l’aptitude à les faire émerger et les entretenir, en résumé leur gouvernance, est un enjeu critique pour les différentes organisations.
Gouvernance du diff us
Plus globalement, la question de la « gouvernance du diffus »
s’impose aux acteurs de « l’entreprise 2.0 ». Dans une organisation
gouvernée, le mandat stratégique et les principes de gouvernance
fondent la légitimité de tout engagement de ressources. La mise en
place dans une organisation gouvernée d’outils de type 2.0 ne peut
pas correspondre à une rupture de contrat, mais au contraire, être
légitimée par un bon emploi des moyens alloués, par renforcement
de l’effi cacité stratégique. Le « cloud » mis en place dans l’organisation et les échanges qu’il abrite doit donc être piloté, et des
règles de gouvernance communes doivent s’appliquer en son sein.
Ces règles ne peuvent être trop différentes, et en tout cas pas antagonistes, des règles qui animent l’organisation gouvernée. On voit
ainsi que la gouvernance du diffus doit correspondre à la diffusion
de la gouvernance. On mesure l’impact de cette réalité en termes de
conduite du changement et de transformation des modes de management, mais aussi en termes de lisibilité stratégique.
On voit que le 2.0 demande aux managers d’adapter leurs pratiques
pour pouvoir « piloter le nuage », c’est-à-dire animer des systèmes
relationnels complexes et profi ter de la nouvelle dynamique des
connaissances. C’est une nouvelle donne dans la relation entre
identité et régulation, où l’identité (l’individu) s’exprime dans un
substrat technologique où elle peut être à la fois qualifi ée et amplifi ée, et où la régulation (l’organisation) doit légitimer, soutenir et
développer. Le manager, acteur clef de la régulation, doit dans ce
cadre, développer des formes de compétences inédites.
ce qui était facile à contrôler lorsque les équipes étaient voisines
de quelques bureaux, devient complexe dans un monde étendu.
La constitution, la gestion, la confi dentialité et la légitimité de ces
ressources et des réseaux qu’elles constituent, leur animation et
l’aptitude à les faire émerger et les entretenir, en résumé leur gouvernance, est un enjeu critique pour les différentes organisations.
Gouvernance du diff us
Plus globalement, la question de la « gouvernance du diffus »
s’impose aux acteurs de « l’entreprise 2.0 ». Dans une organisation
gouvernée, le mandat stratégique et les principes de gouvernance
fondent la légitimité de tout engagement de ressources. La mise en
place dans une organisation gouvernée d’outils de type 2.0 ne peut
pas correspondre à une rupture de contrat, mais au contraire, être
légitimée par un bon emploi des moyens alloués, par renforcement
de l’effi cacité stratégique. Le « cloud » mis en place dans l’organisation et les échanges qu’il abrite doit donc être piloté, et des
règles de gouvernance communes doivent s’appliquer en son sein.
Ces règles ne peuvent être trop différentes, et en tout cas pas antagonistes, des règles qui animent l’organisation gouvernée. On voit
ainsi que la gouvernance du diffus doit correspondre à la diffusion
de la gouvernance. On mesure l’impact de cette réalité en termes de
conduite du changement et de transformation des modes de management, mais aussi en termes de lisibilité stratégique.
On voit que le 2.0 demande aux managers d’adapter leurs pratiques
pour pouvoir « piloter le nuage », c’est-à-dire animer des systèmes
relationnels complexes et profi ter de la nouvelle dynamique des
connaissances. C’est une nouvelle donne dans la relation entre
identité et régulation, où l’identité (l’individu) s’exprime dans un
substrat technologique où elle peut être à la fois qualifi ée et amplifi ée, et où la régulation (l’organisation) doit légitimer, soutenir et
développer. Le manager, acteur clef de la régulation, doit dans ce
cadre, développer des formes de compétences inédites.
