136 L’impact du Web 2.0 sur les organisations
Validation empirique du niveau d’impact du Web 2.0
sur les organisations
Tout d’abord, le « 2.0 » prend pour cible des pratiques communautaires, des échanges informels, des structures émergentes. Il faudra étudier précisément, notamment à partir d’études empiriques,
mais aussi en référence plus précise à la littérature sur les dispositifs
de gestion, jusqu’à quel point et à quelles conditions les outils du
Web 2.0 font évoluer les pratiques, les restaurent et/ou les étendent,
les revalorisent à grande échelle, décloisonnent et « anarchisent »
les structures, et dans quels cas, au contraire, ils ne constituent
qu’une couche supplémentaire superfi cielle.
Modélisation de nouvelles formes d’organisation
et des groupes complexes
Ensuite, des recherches en modélisation sont à développer. Nous
l’avons dit, le 2.0 ne se réduit pas aux communautés, et la façon
dont les SI seront capables d’intégrer les nouveaux métabolismes
conditionnera une grande partie de l’effectivité des pratiques collaboratives associées. Si les nouvelles « formes M » (Chandler, 1962)
sont non plus des structures multidivisionnelles mais des structures
multicommunautaires, alors les référentiels, les groupes et leurs
évolutions, leurs droits, leurs accès, tout cela relève de langages et
de modélisations nouveaux : ontologie des communautés, modélisation des groupes complexes
39
, référentiels enrichis et nouveaux
indicateurs, articulation entre taxonomies et folksonomies, modélisation des capacités organisationnelles.
Le domaine des SI est centralement concerné par ces évolutions
et par les perspectives de recherche qu’elles ouvrent, tant du point
de vue technique que du point de vue de la philosophie de la
39 Voir à ce sujet Mathieu, E. (2010), « Modélisation des groupes complexes »,
mémoire de recherche, master Management de la Technologie et de l’Innovation, Université Paris-Dauphine (en collaboration avec MNM Consulting et Valeo).
Précédent

- 138/169

Suivant