Perspectives pour un management en 2.0 123
L’une des hypothèses que l’on peut émettre est qu’une piste de
solution se trouve dans le domaine des capacités organisationnelles (Penrose, 1959 ; Ulrich, 1991). En effet, défi nies comme le
« savoir-agir » des organisations, les capacités organisationnelles
transcendent les structures, pour qualifi er l’aptitude d’un ensemble
de ressources – y compris celles que représentent des communautés
complexes – à se mettre au service d’un objectif. Si on accepte cette
hypothèse, il devient stratégiquement intéressant pour une organisation gouvernée de mettre en place un système de pilotage des
capacités organisationnelles (Fall, 2008 ; Blanc et Monomakhoff,
2008 ; Monomakhoff et Blanc, 2010) pour éclairer, pour chaque
acteur, l’effi cacité de l’opérationnalisation quotidienne de la stratégie, qu’elle soit le résultat d’action de communautés transverses ou
de divisions organisées.
MAÎTRISER UNE ORGANISATION « MÉTA-DIMENSIONNELLE »
Dans le modèle idéal du 2.0, les organisations ne sont plus hiérarchiques, ni fonctionnelles, ni matricielles, ni territoriales, ni process,
ni projet… elles sont tout à la fois et s’enrichissent de connexion
avec leurs partenaires. Chaque responsable, dans son activité régulière, doit exercer des tâches de nature différente. Il peut être à la
fois technicien, fi nancier, informaticien, juriste, etc. Pour que l’effi -
cacité d’ensemble s’améliore, des structures « métier » transverses
ont été créées et font progresser les autres fonctions, s’enrichissant
elles-mêmes grâce aux autres fonctions. Cette transversalité s’exerce
également au-delà des limites des organisations qui créent des
structures collaboratives diverses avec leurs partenaires, leurs clients
et leurs fournisseurs.
Pour assurer un bon management et un échange d’informations
effi cace au sein de cet ensemble au contour incertain, il faut assurer
une représentation puissante et adaptable de l’organisation et de ses
parties prenantes. Cette capacité à modéliser l’entreprise étendue ou
L’une des hypothèses que l’on peut émettre est qu’une piste de
solution se trouve dans le domaine des capacités organisationnelles (Penrose, 1959 ; Ulrich, 1991). En effet, défi nies comme le
« savoir-agir » des organisations, les capacités organisationnelles
transcendent les structures, pour qualifi er l’aptitude d’un ensemble
de ressources – y compris celles que représentent des communautés
complexes – à se mettre au service d’un objectif. Si on accepte cette
hypothèse, il devient stratégiquement intéressant pour une organisation gouvernée de mettre en place un système de pilotage des
capacités organisationnelles (Fall, 2008 ; Blanc et Monomakhoff,
2008 ; Monomakhoff et Blanc, 2010) pour éclairer, pour chaque
acteur, l’effi cacité de l’opérationnalisation quotidienne de la stratégie, qu’elle soit le résultat d’action de communautés transverses ou
de divisions organisées.
MAÎTRISER UNE ORGANISATION « MÉTA-DIMENSIONNELLE »
Dans le modèle idéal du 2.0, les organisations ne sont plus hiérarchiques, ni fonctionnelles, ni matricielles, ni territoriales, ni process,
ni projet… elles sont tout à la fois et s’enrichissent de connexion
avec leurs partenaires. Chaque responsable, dans son activité régulière, doit exercer des tâches de nature différente. Il peut être à la
fois technicien, fi nancier, informaticien, juriste, etc. Pour que l’effi -
cacité d’ensemble s’améliore, des structures « métier » transverses
ont été créées et font progresser les autres fonctions, s’enrichissant
elles-mêmes grâce aux autres fonctions. Cette transversalité s’exerce
également au-delà des limites des organisations qui créent des
structures collaboratives diverses avec leurs partenaires, leurs clients
et leurs fournisseurs.
Pour assurer un bon management et un échange d’informations
effi cace au sein de cet ensemble au contour incertain, il faut assurer
une représentation puissante et adaptable de l’organisation et de ses
parties prenantes. Cette capacité à modéliser l’entreprise étendue ou
