Le Web 2.0 en univers gouverné 111
(ou zones d’incertitude au sens de Crozier et Friedberg, 1977)
puissent apparaître, accaparées par certains acteurs. Il est ainsi possible d’imaginer, par exemple, des transferts implicites et subtils de
pouvoir entre acteurs de la R&D et acteurs des SI, suite à la mise
en place de plateformes électroniques d’innovation ouvertes dans
une organisation.
En troisième lieu, il est permis et raisonnable de penser que les
interactions permises par les outils de Web 2.0 dans les organisations ne se substituent pas totalement aux interactions hors Web
2.0 (distinction classique entre le formel et l’informel). De même,
en dépit de la constitution, grâce au Web 2.0, d’espaces nouveaux
d’interactions, le système hiérarchique et les mécanismes de contrôle
peuvent continuer à opérer ; dans ce cas, le Web 2.0 a d’autres
fonctions que celle de redistribution des rôles et des pouvoirs.
En quatrième lieu, il est également raisonnable d’envisager la
possibilité que les outils de Web 2.0 soient l’un des leviers d’un
management hiérarchique fondé sur le contrôle centralisé, sorte de
modalité déguisée de contrôle et de récupération par la hiérarchie
(l’organisation mettant progressivement en place des procédures
de fonctionnement du Web 2.0 et des règles jusqu’à ne plus faire
un système participatif mais un système bureaucratique). Notons
qu’à l’inverse, la littérature de sociologie des organisations indique
abondamment les impossibilités de contrôler totalement ce genre
de dispositif. Autrement dit, le Web 2.0 ne sera jamais un univers
totalement maîtrisable mais jamais non plus un univers hors d’atteinte de tout contrôle hiérarchique.
Ce dernier point invite à nuancer sensiblement la description qui
peut être faite des opportunités liées à l’introduction des outils de
Web 2.0 dans les organisations, notamment dans la littérature en systèmes de décision ou systèmes d’information. Reprenons ainsi, par
exemple, la comparaison que font Turban et al. (2011) entre la collaboration avec le Web 1.0 à celle permise, selon eux, avec le Web 2.0.
(ou zones d’incertitude au sens de Crozier et Friedberg, 1977)
puissent apparaître, accaparées par certains acteurs. Il est ainsi possible d’imaginer, par exemple, des transferts implicites et subtils de
pouvoir entre acteurs de la R&D et acteurs des SI, suite à la mise
en place de plateformes électroniques d’innovation ouvertes dans
une organisation.
En troisième lieu, il est permis et raisonnable de penser que les
interactions permises par les outils de Web 2.0 dans les organisations ne se substituent pas totalement aux interactions hors Web
2.0 (distinction classique entre le formel et l’informel). De même,
en dépit de la constitution, grâce au Web 2.0, d’espaces nouveaux
d’interactions, le système hiérarchique et les mécanismes de contrôle
peuvent continuer à opérer ; dans ce cas, le Web 2.0 a d’autres
fonctions que celle de redistribution des rôles et des pouvoirs.
En quatrième lieu, il est également raisonnable d’envisager la
possibilité que les outils de Web 2.0 soient l’un des leviers d’un
management hiérarchique fondé sur le contrôle centralisé, sorte de
modalité déguisée de contrôle et de récupération par la hiérarchie
(l’organisation mettant progressivement en place des procédures
de fonctionnement du Web 2.0 et des règles jusqu’à ne plus faire
un système participatif mais un système bureaucratique). Notons
qu’à l’inverse, la littérature de sociologie des organisations indique
abondamment les impossibilités de contrôler totalement ce genre
de dispositif. Autrement dit, le Web 2.0 ne sera jamais un univers
totalement maîtrisable mais jamais non plus un univers hors d’atteinte de tout contrôle hiérarchique.
Ce dernier point invite à nuancer sensiblement la description qui
peut être faite des opportunités liées à l’introduction des outils de
Web 2.0 dans les organisations, notamment dans la littérature en systèmes de décision ou systèmes d’information. Reprenons ainsi, par
exemple, la comparaison que font Turban et al. (2011) entre la collaboration avec le Web 1.0 à celle permise, selon eux, avec le Web 2.0.
