Le Web 2.0 en univers gouverné 103
sens classique du terme plutôt qu’au sens interactionniste (Desreumaux, 1998)
28
. Nous nous focaliserons, de surcroît, sur des situations de gestion au sens de Girin : « Nous dirons que nous sommes
en présence d’une situation de gestion chaque fois qu’à un ensemble
d’activités en interactions est associée l’idée d’activité collective et de
résultat faisant l’objet d’un jugement ; [nous dirons que] des agents
sont engagés dans la situation de gestion lorsqu’ils se reconnaissent
comme participant à des degrés divers à la production du résultat »
(1983).
Dans une organisation gouvernée, les managers doivent organiser
les ressources qui leur sont confi ées pour atteindre les objectifs
fi xés. Or le Web 2.0 peut modifi er profondément toutes les dimensions de ce management : l’organisation, les ressources, les modes
de conception, la nature et les modes de détermination des objectifs, la gestion des espaces et des temporalités.
UNE « FABRIQUE » DIFFÉRENTE DE L’INTELLIGENCE COLLECTIVE
AU TRAVERS DE GROUPES ÉMERGENTS
En démultipliant les échanges d’informations, en rendant transverses les processus, en autorisant des émergences entretenues
à grande échelle, mais aussi en gommant les frontières entre les
sphères privées, personnelles, professionnelles, sociétales, le 2.0 fait
naître une nouvelle culture et de nouvelles pratiques, où l’intelligence collective le dispute à la consigne individuelle, où la légitimité des acteurs est plus complexe et davantage discutée. Sur un
plan général, tout mouvement de décloisonnement va dans ce sens :
par exemple, lorsque Christian Blanc modernise la structure de la
28 Défi nition classique : « La structure est une confi guration formelle de rôles et
de procédures, offi ciellement consacrée, et destinée à orienter les comportements des
membres de l’organisation en spécifi ant ce qu’ils doivent faire et ce qui sera récompensé. »
Défi nition interactionniste : « La structure est l’ensemble des régularités dans les comportements des acteurs, tels qu’ils sont observables au cours du temps » (1998, p. 37).
sens classique du terme plutôt qu’au sens interactionniste (Desreumaux, 1998)
28
. Nous nous focaliserons, de surcroît, sur des situations de gestion au sens de Girin : « Nous dirons que nous sommes
en présence d’une situation de gestion chaque fois qu’à un ensemble
d’activités en interactions est associée l’idée d’activité collective et de
résultat faisant l’objet d’un jugement ; [nous dirons que] des agents
sont engagés dans la situation de gestion lorsqu’ils se reconnaissent
comme participant à des degrés divers à la production du résultat »
(1983).
Dans une organisation gouvernée, les managers doivent organiser
les ressources qui leur sont confi ées pour atteindre les objectifs
fi xés. Or le Web 2.0 peut modifi er profondément toutes les dimensions de ce management : l’organisation, les ressources, les modes
de conception, la nature et les modes de détermination des objectifs, la gestion des espaces et des temporalités.
UNE « FABRIQUE » DIFFÉRENTE DE L’INTELLIGENCE COLLECTIVE
AU TRAVERS DE GROUPES ÉMERGENTS
En démultipliant les échanges d’informations, en rendant transverses les processus, en autorisant des émergences entretenues
à grande échelle, mais aussi en gommant les frontières entre les
sphères privées, personnelles, professionnelles, sociétales, le 2.0 fait
naître une nouvelle culture et de nouvelles pratiques, où l’intelligence collective le dispute à la consigne individuelle, où la légitimité des acteurs est plus complexe et davantage discutée. Sur un
plan général, tout mouvement de décloisonnement va dans ce sens :
par exemple, lorsque Christian Blanc modernise la structure de la
28 Défi nition classique : « La structure est une confi guration formelle de rôles et
de procédures, offi ciellement consacrée, et destinée à orienter les comportements des
membres de l’organisation en spécifi ant ce qu’ils doivent faire et ce qui sera récompensé. »
Défi nition interactionniste : « La structure est l’ensemble des régularités dans les comportements des acteurs, tels qu’ils sont observables au cours du temps » (1998, p. 37).
