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CHAPITRE 3. PRINCIPES GÉNÉRAUX DE FIABILITÉ
lit d'hôpital, autant il est totalement indiérent sur un chantier de génie civil.
dans le premier cas, on choisira une sécurité égale à 2, et dans le second cas,
une sécurité égale à 1/2 est largement susante.
Comme on peut le constater, on très loin de la conception naïve d'une valeur
critique sans dispersion qui correspondrait au diagramme de abilité de la gure
3.4. Mais à bien y penser, dans le cadre de cette conception étriquée, la sécurité
Figure 3.4 Conception naïve de la contrainte limite.
sert-elle vraiment à quelque chose ?
3.2.2 Démarche d'Odingue
Le choix du coecient de sécurité dépend d'un certain nombre de facteurs liés
au matériau, à l'utilisation de l'organe et à la précision du calcul des contraintes.
Odingue [24] a proposé de le déterminer par la formule
s = s mat · s grav · s prec
(3.2)
où
1. s mat dépend de la dispersion des résultats relatifs au matériau. Voici
quelques valeurs indicatives :
s mat = 1,05 à 1,10 pour une pièce obtenue à partir d'une ébauche laminée ou forgée, en statique.
s mat =1,15 à 1,20 pour une pièce obtenue à partir d'une ébauche moulée,
en statique.
s mat = 1,20 à 1,30 pour une pièce soumise à la fatigue
2. s grav tient compte de la gravité d'une mise hors service. Ainsi, la plastication est moins grave que la rupture franche d'un matériau fragile. En
voici des valeurs indicatives :
s grav = 1 à 1, 3
3. s prec tient compte de la précision du calcul, dans la conance que l'on a
dans ses hypothèses et, en général, dans ses résultats. on pose en moyenne
s prec = 1, 2 à 1, 3
parfois plus.
CHAPITRE 3. PRINCIPES GÉNÉRAUX DE FIABILITÉ
lit d'hôpital, autant il est totalement indiérent sur un chantier de génie civil.
dans le premier cas, on choisira une sécurité égale à 2, et dans le second cas,
une sécurité égale à 1/2 est largement susante.
Comme on peut le constater, on très loin de la conception naïve d'une valeur
critique sans dispersion qui correspondrait au diagramme de abilité de la gure
3.4. Mais à bien y penser, dans le cadre de cette conception étriquée, la sécurité
Figure 3.4 Conception naïve de la contrainte limite.
sert-elle vraiment à quelque chose ?
3.2.2 Démarche d'Odingue
Le choix du coecient de sécurité dépend d'un certain nombre de facteurs liés
au matériau, à l'utilisation de l'organe et à la précision du calcul des contraintes.
Odingue [24] a proposé de le déterminer par la formule
s = s mat · s grav · s prec
(3.2)
où
1. s mat dépend de la dispersion des résultats relatifs au matériau. Voici
quelques valeurs indicatives :
s mat = 1,05 à 1,10 pour une pièce obtenue à partir d'une ébauche laminée ou forgée, en statique.
s mat =1,15 à 1,20 pour une pièce obtenue à partir d'une ébauche moulée,
en statique.
s mat = 1,20 à 1,30 pour une pièce soumise à la fatigue
2. s grav tient compte de la gravité d'une mise hors service. Ainsi, la plastication est moins grave que la rupture franche d'un matériau fragile. En
voici des valeurs indicatives :
s grav = 1 à 1, 3
3. s prec tient compte de la précision du calcul, dans la conance que l'on a
dans ses hypothèses et, en général, dans ses résultats. on pose en moyenne
s prec = 1, 2 à 1, 3
parfois plus.
