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CHAPITRE 3. PRINCIPES GÉNÉRAUX DE FIABILITÉ
Ford T ?
Il convient encore de noter que de nombreux constructeurs de biens pour
tout public tendent à créer après un certain temps une obsolescence subjective
en créant de nouveaux produits plus up to date. C'est là une aaire de commerce.
3.2 Notion de sécurité
3.2.1 Analyse du concept de sécurité
La notion de sécurité étant souvent mal comprise, il convient de bien préciser
le problème. Considérons pour commencer une sollicitation simple, par exemple
l'extension d'une pièce. Pour connaître la contrainte que la pièce peut supporter dans des circonstances données, on fait un certain nombre d'expériences.
Les résultats obtenus sont malheureusement soumis à un certain nombre de
facteurs imprévisibles, même si les expériences sont menées avec le plus grand
soin. On remarquera notamment que le matériau est formé de grains, de joints
de grains, avec des dislocations et des inclusions. Ainsi, dans le cas des roulements, la mise hors service résulte de défauts provenant d'inclusions. On est
tenté de penser qu'en améliorant la pureté du matériau, on verra la dispersion
diminuer. Or, comme l'a souligné Palmgren [68], il n'en est rien. Car si le matériau contient beaucoup d'impuretés, il y en aura certainement dans les zones
fortement contraintes, ce qui mène à une destruction rapide, mais peu dispersée ;
au contraire, si les impuretés sont peu nombreuses, il y aura des cas où la durée
de vie sera grande parce que la zone chargée est pure et des cas où la durée
de vie sera faible parce que justement, la zone chargée contient une impureté.
Retenons de ceci qu'il existe inévitablement une dispersion des résultats.
Figure 3.1 Courbe de abilité et contrainte limite.
En multipliant les expériences, on peut établir une courbe de probabilité
de résistance de l'éprouvette. Cette probabilité est encore appelée abilité. La
forme de cette courbe est très généralement celle de la gure 3.1, où l'on a noté
S la abilité et σ la contrainte. La courbe {σ, S} est tangente à la droite S = 1
CHAPITRE 3. PRINCIPES GÉNÉRAUX DE FIABILITÉ
Ford T ?
Il convient encore de noter que de nombreux constructeurs de biens pour
tout public tendent à créer après un certain temps une obsolescence subjective
en créant de nouveaux produits plus up to date. C'est là une aaire de commerce.
3.2 Notion de sécurité
3.2.1 Analyse du concept de sécurité
La notion de sécurité étant souvent mal comprise, il convient de bien préciser
le problème. Considérons pour commencer une sollicitation simple, par exemple
l'extension d'une pièce. Pour connaître la contrainte que la pièce peut supporter dans des circonstances données, on fait un certain nombre d'expériences.
Les résultats obtenus sont malheureusement soumis à un certain nombre de
facteurs imprévisibles, même si les expériences sont menées avec le plus grand
soin. On remarquera notamment que le matériau est formé de grains, de joints
de grains, avec des dislocations et des inclusions. Ainsi, dans le cas des roulements, la mise hors service résulte de défauts provenant d'inclusions. On est
tenté de penser qu'en améliorant la pureté du matériau, on verra la dispersion
diminuer. Or, comme l'a souligné Palmgren [68], il n'en est rien. Car si le matériau contient beaucoup d'impuretés, il y en aura certainement dans les zones
fortement contraintes, ce qui mène à une destruction rapide, mais peu dispersée ;
au contraire, si les impuretés sont peu nombreuses, il y aura des cas où la durée
de vie sera grande parce que la zone chargée est pure et des cas où la durée
de vie sera faible parce que justement, la zone chargée contient une impureté.
Retenons de ceci qu'il existe inévitablement une dispersion des résultats.
Figure 3.1 Courbe de abilité et contrainte limite.
En multipliant les expériences, on peut établir une courbe de probabilité
de résistance de l'éprouvette. Cette probabilité est encore appelée abilité. La
forme de cette courbe est très généralement celle de la gure 3.1, où l'on a noté
S la abilité et σ la contrainte. La courbe {σ, S} est tangente à la droite S = 1
