Chapitre 3
Principes généraux de abilité
3.1 Introduction
L'objet de l'étude de abilité est de vérier que l'ensemble mécanique considéré aura une durée de vie satisfaisante pour l'utilisateur. On pense parfois
que chaque pièce d'une machine doit avoir une durée de vie innie. C'est une
profonde erreur et cette opinion ne résiste pas à l'observation courante.
Tout d'abord, il existe un certain nombre d'éléments de machines que
l'on peut qualier de pièces d'usure et qui se remplacent périodiquement.
Au rang de celles-ci, on trouve les garnitures de freins, les disques d'embrayages, les courroies, les bougies des moteurs à essence, etc.
Il existe aussi un certain nombre d'éléments de machines qui, sans être
vraiment des pièces d'usure, ont nécessairement une durée de vie limitée
pour des raisons physiques. C'est notamment la plupart des pièces supportant un contact hertzien, au nombre desquelles on trouve les roulements
et les roues dentées.
Bien entendu, il ne faudrait pas que le remplacement des pièces susmentionnées
soit trop fréquent, car il implique l'immobilisation de la machine, ce qui constitue
une perte économique. Il y a donc un choix de durée de vie à faire, en fonction de
la fréquence d'utilisation de la machine. Il est clair que les pièces d'un autobus,
dont la durée de vie totale s'exprime en millions de kilomètres, doivent durer
plus longtemps que celles d'une automobile particulière qui ne devra parcourir
que quelques centaines de milliers de kilomètres.
A l'inverse, un surdimensionnement est anti-économique. Ainsi, il y a quelques
années, un grand fabricant de roulements s'est un jour avisé de calculer aussi
précisément que possible la durée de vie probable de boîtes paliers qu'il vendait
depuis des années pour les essieux de wagons de chemin de fer. Le résultat fut
370 ans, ce qui fait évidemment sourire et pose la question de l'opprtunité de
réduire les dimensions de ces boîtes à paliers [10].
En dernière analyse, la durée de vie de la machine est conditionnée par celle
de ses organes principaux dont le remplacement nécessite des frais comparables
à l'échange pur et simple de la machine (sinistre total). Mais le choix de celle-ci
est encore limité par le fait que tôt ou tard, l'utilisateur préférera remplacer
la machine par une autre, plus moderne et, à ses yeux, plus économique. C'est
ce que l'on appelle l'obsolescence. Voudriez-vous, à l'heure actuelle, rouler en
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Principes généraux de abilité
3.1 Introduction
L'objet de l'étude de abilité est de vérier que l'ensemble mécanique considéré aura une durée de vie satisfaisante pour l'utilisateur. On pense parfois
que chaque pièce d'une machine doit avoir une durée de vie innie. C'est une
profonde erreur et cette opinion ne résiste pas à l'observation courante.
Tout d'abord, il existe un certain nombre d'éléments de machines que
l'on peut qualier de pièces d'usure et qui se remplacent périodiquement.
Au rang de celles-ci, on trouve les garnitures de freins, les disques d'embrayages, les courroies, les bougies des moteurs à essence, etc.
Il existe aussi un certain nombre d'éléments de machines qui, sans être
vraiment des pièces d'usure, ont nécessairement une durée de vie limitée
pour des raisons physiques. C'est notamment la plupart des pièces supportant un contact hertzien, au nombre desquelles on trouve les roulements
et les roues dentées.
Bien entendu, il ne faudrait pas que le remplacement des pièces susmentionnées
soit trop fréquent, car il implique l'immobilisation de la machine, ce qui constitue
une perte économique. Il y a donc un choix de durée de vie à faire, en fonction de
la fréquence d'utilisation de la machine. Il est clair que les pièces d'un autobus,
dont la durée de vie totale s'exprime en millions de kilomètres, doivent durer
plus longtemps que celles d'une automobile particulière qui ne devra parcourir
que quelques centaines de milliers de kilomètres.
A l'inverse, un surdimensionnement est anti-économique. Ainsi, il y a quelques
années, un grand fabricant de roulements s'est un jour avisé de calculer aussi
précisément que possible la durée de vie probable de boîtes paliers qu'il vendait
depuis des années pour les essieux de wagons de chemin de fer. Le résultat fut
370 ans, ce qui fait évidemment sourire et pose la question de l'opprtunité de
réduire les dimensions de ces boîtes à paliers [10].
En dernière analyse, la durée de vie de la machine est conditionnée par celle
de ses organes principaux dont le remplacement nécessite des frais comparables
à l'échange pur et simple de la machine (sinistre total). Mais le choix de celle-ci
est encore limité par le fait que tôt ou tard, l'utilisateur préférera remplacer
la machine par une autre, plus moderne et, à ses yeux, plus économique. C'est
ce que l'on appelle l'obsolescence. Voudriez-vous, à l'heure actuelle, rouler en
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