11.6. DÉTERMINATION DU POINT CRITIQUE
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11.5.5 Lois de Vogelpohl
Vogelpohl, grand spécialiste allemand de la lubrication, a proposé les lois
simples que voici :
f
r
a
=
3
√
2πχ pour 2πχ ≤ 1
3 · 2πχ pour 2πχ > 1
(11.20)
qui donnent en général une bonne approximation.
11.6 Détermination du point critique
Il convient, comme nous l'avons déjà signalé, de placer le fonctionnement en
régime hydrodynamique, de manière à éviter l'usure et les grands coecients
de perte pouvant mener au grippage. Mais ceci suppose que l'on puisse situer le
point critique.
La détermination du point critique a fait l'objet de travaux remarquables
de Leloup à l'Université de Liège [49]. Ces travaux, qui se sont étalés sur de
nombreuses annnées, ont montré que le point critique est déni par une valeur
donnée de la variable
L =
µV
4
P d
(11.21)
que l'on appelle, en son honneur, variable de Leloup. On notera que cette variable
est dimensionnée,
[L] =
F L
−1 3/4
donc elle s'exprime en (N/m)
3/4
. La valeur critique L 0 de cette variable dépend
encore de la nature des matériaux en présence, ainsi que des états de surface.
Pour des coussinets en métal blanc (babbitt) et un état de surface standard,
Leloup a obtenu
L 0 = 1, 04 · 10
−3 (N/mm)
3/4
(métal blanc)
(11.22)
Après un rodage poussé, on peut obtenir des valeurs plus faibles. Pour des
coussinets en bronze, il propose une valeur double,
L 0 = 2, 08 · 10
−3 (N/mm)
3/4
(bronze)
(11.23)
En fonctionnement, il convient de se placer en sécurité par rapport au point
critique, de manière à éviter toute usure. On travaillera donc à une valeur de L
donnée par
L = mL 0 , m = 3
(11.24)
11.7 Loi d'échauement
11.7.1 Relations de base
La connaissance de la température de frottement est essentielle, car la viscosité de l'huile varie très fort avec la température. Si, du fait de l'échauement,
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