L’ÉNERGIE GRISE DES MATÉRIAUX ET DES OUVRAGES
LES GuIDES
BIo-TECh
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Plus on descend dans le Sud de la France, plus
la mise en place de panneaux photovoltaïques
devient naturellement rentable. Le temps de
retour sur investissement est donc plus rapide.
Actuellement, la gestion en fin de vie de ces
panneaux (après 25-35 ans de durée de vie) est
problématique en raison du manque d’usine de
traitement de ces déchets en France. Cependant
des associations telles que PV CYCLE (http://www.
pvcycle.org) récupèrent gratuitement les panneaux et organisent leur recyclage. Actuellement
PV CYCLE et ses partenaires récupèrent un pourcentage important de verre, de métaux ferreux et
non ferreux utilisés dans ces modules solaires. Leur
but affiché est d’atteindre un taux de recyclage de
80 % avant 2015 et 85 % avant 2020.
Choisir des principes de mise en œuvre
à faible énergie grise
Comparaison entre préfabrication et
fabrication sur site
Opération Maison de Quartier pour la ville de
Bourg-La-Reine – Source AILTER (AMO HQE)
Comparaison entre l’énergie primaire totale
d’un plancher de type poutrelle-hourdis et un
plancher traditionnel coffré pour les planchers
hauts en intégrant les isolations thermiques à
partir des FDES sur une durée de vie de 50 ans :
> plancher de type poutrelle-hourdis : 126 kWh/m
2
> plancher traditionnel coffré : 172 kWh/m
2
Le plancher traditionnel présente une consommation d’énergie et des émissions de gaz à
effet de serre de 37 % supérieures à la solution
poutrelles-hourdis, écart équivalent à 14 mois
de consommation d’énergie en exploitation de
l’équipement (calculée avec l’outil règlementaire).
Jouer avec le calepinage
> calepiner les matériaux pour avoir le moins
de chutes possibles : revêtements de sol, de
façades, faux plafonds ;
> choisir le revêtement de façade en fonction de
ses dimensions pour correspondre au mieux à
celles des façades ;
> adapter les dimensions des façades et la position des ouvertures au module des éléments
de mur ou de parement utilisés (coordination
dimensionnelle).
Choisir des systèmes de pose permettant la
séparabilité des matériaux en fin de vie
> s’il est aujourd’hui, facile de valoriser les produits de démolition des bâtiments à structure
béton ou à structure métallique, cela reste en
revanche très compliqué pour les bâtiments à
structure mixte ou pour les panneaux sandwiches ;
> poser les revêtements de sol avec de l’adhésif
plutôt que de la colle : la dépose est facilitée,
il n’y a pas de colle sur le revêtement et on
peut donc le recycler ou, a minima, ne pas
l’envoyer en déchets dangereux à cause de la
colle ;
> le plâtre est la « plaie » du recyclage car ce
n’est pas un déchet inerte, mais un DIB
38
. Il
est lourd, difficile à déposer, à séparer, et il
n’a pas de filière de recyclage, même si des
essais ont déjà été réalisés. En revanche, les
fabricants de plaques de plâtre cartonnées
commencent à mettre en place des filières
de collecte pour alimenter leurs ateliers de
recyclage.
7.3 - Réalisation
La consommation d’énergie
sur le chantier
Il est possible de collecter des données précises liées à la réalisation sur le chantier :
consommations d’électricité et d’eau,
de carburant pour les engins de
chantier, les outils et équipements
techniques,
et pour le groupe
38 - Il doit de plus être stocké au sec et sans contact avec des déchets fermentescibles
avec lesquels il peut réagir chimiquement pour dégager de l’hydrogène sulfuré, gaz toxique et explosif.
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