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réduction des émissions de gaz à effet de serre
et au stockage temporaire de carbone. Leur
énergie grise est variable selon les types de
procédés mis en œuvre. Quelques valeurs issues
de la banque de données du logiciel COCON :
Matériaux
Énergie grise d’origine
non renouvelable
(kWh/m
3
)
Bois léger brut, séché à l’air
(sapin, épicéa)
332
Bois léger, raboté, étuvé
(sapin, épicéa)
610
Bois lourd (hêtre, chêne)
560
Laine de chanvre, lin, coton
336
Laine de mouton et autres
fibres animales
252
Plumes de canard
268
Choisir des matériaux locaux
Le transport, et particulièrement le transport
routier, représente une part importante de
l’énergie grise consommée notamment avec le
transport routier :
> favoriser des matériaux provenant de lieux de
fabrication « proches » du bâtiment, soit dans
un périmètre de 500 km ;
> favoriser des modes de transports moins
impactant comme la voie ferrée et le transport fluvial ;
> favoriser le transport terrestre par train plutôt
que par camion ;
> pour des bâtiments à proximité d’un port, ne
pas exclure le recours à des matériaux lointains s’ils sont approvisionnés par bateau.
Choisir des matériaux locaux permet par ailleurs
de développer les filières locales (savoir-faire
et emplois) et de s’inscrire dans une esthétique
contemporaine en harmonie avec le paysage et
l’architecture vernaculaire.
Le cas des panneaux photovoltaïques
Certaines solutions techniques sont gourmandes en énergie grise dès le démarrage de
leur cycle de vie. Par exemple, la fabrication de
200 m² de panneaux photovoltaïques nécessite
265 000 kWh d’énergie. Pour des panneaux à
cellules polycristallines, on estime à 2 à 4 ans,
le temps de fonctionnement nécessaire pour
que soit rentabilisée l’énergie utilisée pour la
fabrication (panneaux garantis aujourd’hui 20
ans par les fabricants). Ce temps est jugé plus
court pour les panneaux composés de modules
photovoltaïques amorphes, entre 15 à 18 mois.
L’étude réalisée par l’International Energy
Agency-Photovoltaic Power System Programme,
l’European Photovoltaic Technology Platform et
l’European Photovoltaic Industry Association et
intitulée « Compared assessment of selected
environmental indicators of photovoltaic electricity in OECD cities », donne les conclusions
suivantes :
Un module en toiture à Lyon a, par exemple,
une équivalence de 80 g éq CO 2 par kWh final.
Ce résultat s’obtient en divisant les émissions
liées à la fabrication du module par le nombre
de kWh produits.
Figure 56 : Compared assessment of selected environmental indicators of photovoltaic electricity in OECD
cities, International energy agency photovoltaic power
systems programme. ADEME, May 2006. 54 pages.
réduction des émissions de gaz à effet de serre
et au stockage temporaire de carbone. Leur
énergie grise est variable selon les types de
procédés mis en œuvre. Quelques valeurs issues
de la banque de données du logiciel COCON :
Matériaux
Énergie grise d’origine
non renouvelable
(kWh/m
3
)
Bois léger brut, séché à l’air
(sapin, épicéa)
332
Bois léger, raboté, étuvé
(sapin, épicéa)
610
Bois lourd (hêtre, chêne)
560
Laine de chanvre, lin, coton
336
Laine de mouton et autres
fibres animales
252
Plumes de canard
268
Choisir des matériaux locaux
Le transport, et particulièrement le transport
routier, représente une part importante de
l’énergie grise consommée notamment avec le
transport routier :
> favoriser des matériaux provenant de lieux de
fabrication « proches » du bâtiment, soit dans
un périmètre de 500 km ;
> favoriser des modes de transports moins
impactant comme la voie ferrée et le transport fluvial ;
> favoriser le transport terrestre par train plutôt
que par camion ;
> pour des bâtiments à proximité d’un port, ne
pas exclure le recours à des matériaux lointains s’ils sont approvisionnés par bateau.
Choisir des matériaux locaux permet par ailleurs
de développer les filières locales (savoir-faire
et emplois) et de s’inscrire dans une esthétique
contemporaine en harmonie avec le paysage et
l’architecture vernaculaire.
Le cas des panneaux photovoltaïques
Certaines solutions techniques sont gourmandes en énergie grise dès le démarrage de
leur cycle de vie. Par exemple, la fabrication de
200 m² de panneaux photovoltaïques nécessite
265 000 kWh d’énergie. Pour des panneaux à
cellules polycristallines, on estime à 2 à 4 ans,
le temps de fonctionnement nécessaire pour
que soit rentabilisée l’énergie utilisée pour la
fabrication (panneaux garantis aujourd’hui 20
ans par les fabricants). Ce temps est jugé plus
court pour les panneaux composés de modules
photovoltaïques amorphes, entre 15 à 18 mois.
L’étude réalisée par l’International Energy
Agency-Photovoltaic Power System Programme,
l’European Photovoltaic Technology Platform et
l’European Photovoltaic Industry Association et
intitulée « Compared assessment of selected
environmental indicators of photovoltaic electricity in OECD cities », donne les conclusions
suivantes :
Un module en toiture à Lyon a, par exemple,
une équivalence de 80 g éq CO 2 par kWh final.
Ce résultat s’obtient en divisant les émissions
liées à la fabrication du module par le nombre
de kWh produits.
Figure 56 : Compared assessment of selected environmental indicators of photovoltaic electricity in OECD
cities, International energy agency photovoltaic power
systems programme. ADEME, May 2006. 54 pages.
