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Résumé et recommandations
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Le gaz naturel
Le gaz naturel est abondant en Afrique du Nord (Algérie, égypte, Libye), en Afrique de l’Ouest et en
Afrique centrale. S’il est utilisé à la fois pour les usages domestiques, pour les usages industriels ou pour la
production d’électricité en Afrique du Nord, son utilisation se cantonne à la production d’électricité (encore
faible) et à la liquéfaction en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Le secteur gazier est en plein
développement, avec la découverte de gisements au large du Mozambique et de la Tanzanie.
L’électricité
Le continent africain est le moins électrifié au monde. Si le taux de desserte en électricité est proche
de 100 % en Afrique du Nord, il n’est que de 32 % en Afrique subsaharienne. De plus, l’électrification des
zones rurales est beaucoup plus faible que celle des villes. L’électrification de l’Afrique subsaharienne est
donc une priorité, à la fois pour les pays qui la composent et pour les différentes initiatives internationales.
Elle peut se faire par extension de réseau, ou par la mise en place de solutions mini-réseaux ou hors-réseaux
(basées le plus souvent sur les énergies renouvelables). Le choix de la solution technique à privilégier dépend
de plusieurs facteurs : le plus souvent, les aires urbaines sont électrifiées à l’aide d’une extension de réseau,
tandis que des solutions mini-réseaux ou hors-réseaux sont utilisées pour électrifier les zones rurales. Les
modes d’organisation de la distribution, de la structure des tarifs, et de la gestion des branchements sont
encore en gestation. Pour des raisons démographiques, le nombre de personnes n’ayant pas accès à
l’électricité est en augmentation en Afrique subsaharienne.
La capacité de production électrique de l’Afrique subsaharienne est de 97 GW environ, dont 45 environ
en Afrique du Sud. Les moyens de production varient selon les régions : gaz et fuel en Afrique du Nord, charbon
en Afrique du Sud, produits pétroliers en Afrique subsaharienne. L’Afrique du Sud est actuellement le seul
pays africain ayant intégré l’énergie nucléaire à son mix électrique mais d’autres pays, situés en particulier en
Afrique du Nord, envisagent de se doter d’installations de production d’électricité nucléaire. La production
d’électricité à partir d’énergies renouvelables (solaire, hydraulique, éolienne…) se développe : l’hydroélectrique
en particulier, avec les projets de barrages « Renaissance » en éthiopie ou « Inga III » au Congo, et avec
l’utilisation de nombreuses chutes d’eau en milieu rural.
Le secteur électrique connaît deux problèmes liés. L’ électricité produite est chère, ce qui décourage la
consommation. Mais la faible consommation limite le recours à de grandes installations, qui pourraient
produire de l’ électricité moins chère grâce à des économies d’ échelle. La mise en place de power pools régionaux
rend possible ces économies d’ échelle, et améliore la fiabilité des réseaux électriques. L’Afrique doit mettre les
bouchées doubles pour améliorer son électrification. Les besoins en financement pour atteindre un taux d’accès
à l’ électricité proche de 80 % représente un effort d’investissement de 800 à 1000 milliards de dollars. Les efforts
d’innovation technique et organisationnelle comme de définition de normes adaptées seront déterminantes aussi.
Pour les électrifications nouvelles, il faut prendre en compte la rapidité de croissance des réseaux : cela
permet de définir les ilots électriques à équiper en tant que tels. Il ne faut ne pas trop retarder l’accès à l’ électricité
des zones rurales où vit la moitié de la population : la définition de solutions techniques et organisationnelles
adaptables est une exigence…
Les énergies renouvelables
La consommation de biomasse, principalement de bois de chauffe et de charbon de bois, est
importante en Afrique : la consommation africaine de charbon de bois représente ainsi plus de la moitié de la
production mondiale et environ 60 % de la consommation d’énergie de l’Afrique subsaharienne. Cette
utilisation massive de la biomasse pose plusieurs problèmes : pénibilité de la collecte de bois (qui prend du
temps et est surtout effectuée par les femmes), problèmes de santé liés à l’inhalation des fumées dans les
habitations (plus de morts par maladies respiratoires que par le paludisme…). Néanmoins, il existe des
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