E. Les progrès de l’électrification du continent africain
D’ici 2050, la production électrique annuelle devrait très fortement augmenter en Afrique
subsaharienne. Cette augmentation de la production sera nécessaire pour soutenir le développement
économique et social de l’Afrique.
De plus, une production plus importante d’électricité, couplée à des politiques volontaires d’aide à
l’accès à l’électricité et au soutien financier d’initiatives internationales (comme SE4ALL, Power Africa ou la
récente initiative de Jean-Louis Borloo proposant un plan Marshall pour électrifier l’Afrique), devrait permettre
de faire fortement baisser le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’électricité sur le continent.
En 2012, près de 622 millions de personnes n’avaient pas accès à l’électricité en Afrique selon l’AIE,
dont 621 millions en Afrique subsaharienne. Si l’électricité sera accessible à tous en Afrique du Nord bien
avant 2050, il en sera autrement pour l’Afrique subsaharienne.
Le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’ électricité en Afrique subsaharienne devrait baisser d’ici
2050. Néanmoins, les scénarios du CME prévoient qu’il y aura encore en 2050 entre 260 et 400 millions
d’Africains sans accès à l’électricité : entre 75 % et 85 % de la population mondiale qui n’aura pas accès à
l’électricité en 2050 vivra en Afrique, contre 46 % en 2010.
Le scénario « African Century Case» de l’AIE est quant à lui beaucoup plus ambitieux. Si les réformes qu’il
préconise sont adoptées en Afrique, et si des investissements conséquents viennent soutenir l’Afrique, alors il serait
possible de réduire drastiquement le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’ électricité entre 2045 et 2050.
Enfin, il est important de se rendre compte que la situation sera très différente dans les différentes
régions africaines. L’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est continueront d’être les régions les moins électrifiées
d’Afrique quel que soit le scénario considéré, tandis qu’entre 80 % et 90 % de la population ouest-africaine
aura accès à l’électricité en 2040. Enfin, l’Afrique du Sud aura en 2040 fini son électrification.
F. Les investissements nécessaires au secteur électrique
Dans son scénario « New Policies », l’AIE estime que 1 624 milliards de dollars devront être investis
dans le secteur électrique sur la période 2014-2040, dont environ 78 % bénéficiera à l’Afrique subsaharienne.
Près de 460 milliards de dollars supplémentaires seraient nécessaires pour suivre le scénario « African Century
Case ». Ces investissements supplémentaires viseraient exclusivement l’Afrique subsaharienne : ils permettraient
entre autres de faire baisser drastiquement le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’ électricité.
Dans les deux scénarios proposés par l’AIE, les investissements se répartiraient presque également entre
infrastructures de génération d’électricité (48 %) et réseaux électriques (52 %).
G. Les émissions de CO2, et leurs conséquences pour l’Afrique
Les émissions de CO2 en Afrique devraient fortement augmenter d’ici 2050 : elles devraient
probablement passer de 1 050 millions de tonnes par an en 2012 à près de 2 200 millions de tonnes en 2050,
soit une augmentation de près de 110 %. Si le scénario « African Century Case » de l’AIE devait se réaliser, les
émissions de CO2 pourraient même dépasser les 2 700 millions de tonnes en 2050 selon les calculs
d’extrapolation effectués par l’ADEA.
Il convient néanmoins de rappeler que l’Afrique émet proportionnellement à sa population relativement peu
de C0 2 .Ainsi, si elle concentrait en 2012 près de 15 % de la population mondiale, elle n’ était responsable que de 3,3 %
du total des émissions de C0 2 . En 2050, ce pourcentage devrait dépasser les 4,5 % en se basant sur les projections
ADEA établies par le scénario « New Policies » de l’AIE, tandis que près d’ une personne sur quatre sera africaine.
adea
L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
• 82 •
D’ici 2050, la production électrique annuelle devrait très fortement augmenter en Afrique
subsaharienne. Cette augmentation de la production sera nécessaire pour soutenir le développement
économique et social de l’Afrique.
De plus, une production plus importante d’électricité, couplée à des politiques volontaires d’aide à
l’accès à l’électricité et au soutien financier d’initiatives internationales (comme SE4ALL, Power Africa ou la
récente initiative de Jean-Louis Borloo proposant un plan Marshall pour électrifier l’Afrique), devrait permettre
de faire fortement baisser le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’électricité sur le continent.
En 2012, près de 622 millions de personnes n’avaient pas accès à l’électricité en Afrique selon l’AIE,
dont 621 millions en Afrique subsaharienne. Si l’électricité sera accessible à tous en Afrique du Nord bien
avant 2050, il en sera autrement pour l’Afrique subsaharienne.
Le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’ électricité en Afrique subsaharienne devrait baisser d’ici
2050. Néanmoins, les scénarios du CME prévoient qu’il y aura encore en 2050 entre 260 et 400 millions
d’Africains sans accès à l’électricité : entre 75 % et 85 % de la population mondiale qui n’aura pas accès à
l’électricité en 2050 vivra en Afrique, contre 46 % en 2010.
Le scénario « African Century Case» de l’AIE est quant à lui beaucoup plus ambitieux. Si les réformes qu’il
préconise sont adoptées en Afrique, et si des investissements conséquents viennent soutenir l’Afrique, alors il serait
possible de réduire drastiquement le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’ électricité entre 2045 et 2050.
Enfin, il est important de se rendre compte que la situation sera très différente dans les différentes
régions africaines. L’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est continueront d’être les régions les moins électrifiées
d’Afrique quel que soit le scénario considéré, tandis qu’entre 80 % et 90 % de la population ouest-africaine
aura accès à l’électricité en 2040. Enfin, l’Afrique du Sud aura en 2040 fini son électrification.
F. Les investissements nécessaires au secteur électrique
Dans son scénario « New Policies », l’AIE estime que 1 624 milliards de dollars devront être investis
dans le secteur électrique sur la période 2014-2040, dont environ 78 % bénéficiera à l’Afrique subsaharienne.
Près de 460 milliards de dollars supplémentaires seraient nécessaires pour suivre le scénario « African Century
Case ». Ces investissements supplémentaires viseraient exclusivement l’Afrique subsaharienne : ils permettraient
entre autres de faire baisser drastiquement le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’ électricité.
Dans les deux scénarios proposés par l’AIE, les investissements se répartiraient presque également entre
infrastructures de génération d’électricité (48 %) et réseaux électriques (52 %).
G. Les émissions de CO2, et leurs conséquences pour l’Afrique
Les émissions de CO2 en Afrique devraient fortement augmenter d’ici 2050 : elles devraient
probablement passer de 1 050 millions de tonnes par an en 2012 à près de 2 200 millions de tonnes en 2050,
soit une augmentation de près de 110 %. Si le scénario « African Century Case » de l’AIE devait se réaliser, les
émissions de CO2 pourraient même dépasser les 2 700 millions de tonnes en 2050 selon les calculs
d’extrapolation effectués par l’ADEA.
Il convient néanmoins de rappeler que l’Afrique émet proportionnellement à sa population relativement peu
de C0 2 .Ainsi, si elle concentrait en 2012 près de 15 % de la population mondiale, elle n’ était responsable que de 3,3 %
du total des émissions de C0 2 . En 2050, ce pourcentage devrait dépasser les 4,5 % en se basant sur les projections
ADEA établies par le scénario « New Policies » de l’AIE, tandis que près d’ une personne sur quatre sera africaine.
adea
L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
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