adea
Synthèse des études prospectives
• 81 •
Le CME envisage deux évolutions possibles d’ici 2050. Dans son scénario « Jazz », le gaz devient le
premier contributeur au mix électrique subsaharien, avec une quantité d’électricité produite de 1 096 TWh
(35 % du mix). L’évolution est moins importante dans son scénario « Symphonie » : le gaz occupe la deuxième
place derrière les énergies renouvelables (hors hydraulique et bioénergies), avec 683 TWh générés, soit près
de 25 % de la quantité totale d’électricité générée.
La part du nucléaire dans le mix électrique de l’Afrique subsaharienne restera faible : entre 1 et 2 % en
2050 d’après le CME, contre 3 % en 2012. L’AIE fait des prévisions similaires, la part du nucléaire restant proche
de 3 % en 2050 d’après les projections ADEA.
Concernant l’hydraulique, sa part dans le mix électrique subsaharien reste très incertaine : si les quatre
scénarios s’accordent pour dire que la production d’hydroélectricité va augmenter, ils ne s’accordent pas sur
l’importance de cette augmentation. Ainsi la production d’hydroélectricité, qui était en 2012 de 96 TWh (soit
22 % du mix), devrait atteindre dans les scénarios de l’AIE entre 500 et 930 TWh en 2050 (respectivement 26
et 31 % du mix électrique), tandis que le CME prévoit que cette production n’atteindra qu’entre 210 et 510 TWh
en 2050 (respectivement 7 et 18 % du mix).
Tableau 4 : Tableau récapitulatif de la production d’électricité en Afrique subsaharienne
Enfin, l’utilisation des bioénergies et des autres énergies renouvelables (solaire, éolien, énergie
géothermique) pour la génération d’électricité va connaître une forte augmentation.
• Si les bioénergies sont actuellement très utilisées en Afrique subsaharienne (près de 61 % de la
demande en énergie primaire en 2012), ces dernières sont peu utilisées pour générer de l’électricité :
seulement 2 TWh d’électricité ont été générés à partir des bioénergies en 2012, soit environ 0,5 % de la
quantité totale générée.
Cette quantité augmentera d’ici 2050 dans les scénarios de l’AIE : entre 60 et 70 TWh seront générés
à partir de bioénergies en 2050 (entre 2 et 3 % du mix électrique). Le CME pense que la hausse sera plus rapide,
et que la quantité générée en 2050 sera comprise entre 266 TWh pour le scénario « Jazz » et 274 TWh pour le
scénario « Symphonie » (respectivement 9 % et 10 % du mix électrique subsaharien).
• Concernant les autres énergies renouvelables (solaire, éolien, énergie géothermique…), les deux études
s’accordent à dire que ces énergies seront beaucoup plus utilisées pour la génération d’électricité. Ces énergies
seront utilisées en 2050 pour générer entre 11 et 12 % de l’électricité produite en Afrique subsaharienne dans
les scénarios proposés par l’AIE (entre 270 TWh et 340 TWh d’après l’extrapolation effectuée par l’ADEA, contre
seulement 2 TWh en 2012).
Le CME fait preuve de bien plus d’optimisme. Dans son scénario « Symphonie », 35 % de l’électricité est
générée à partir de ces énergies, soit 904 TWh. Ce pourcentage est un peu plus faible dans le scénario « Jazz »,
à 32 %, soit 997 TWh. Dans les deux scénarios, la majeure partie de cette électricité (75 %) sera obtenue grâce
à l’énergie solaire.
(en TWh)
Scénario
Pétrole
Gaz
Charbon Nucléaire Bioénergies Hydraul. Autres Renouv. Total
2012
Situation actuelle
40
40
247
13
2
96
2
440
New Policies
84
665
476
72
70
569
274
2 210
African
Century Case
101
949
543
86
60
933
341
3 013
Jazz
0
1096
500
17
266
212
997
3 088
Symphonie
0
683
401
67
274
507
904
2 836
2050
ADEA
2050
CME
Synthèse des études prospectives
• 81 •
Le CME envisage deux évolutions possibles d’ici 2050. Dans son scénario « Jazz », le gaz devient le
premier contributeur au mix électrique subsaharien, avec une quantité d’électricité produite de 1 096 TWh
(35 % du mix). L’évolution est moins importante dans son scénario « Symphonie » : le gaz occupe la deuxième
place derrière les énergies renouvelables (hors hydraulique et bioénergies), avec 683 TWh générés, soit près
de 25 % de la quantité totale d’électricité générée.
La part du nucléaire dans le mix électrique de l’Afrique subsaharienne restera faible : entre 1 et 2 % en
2050 d’après le CME, contre 3 % en 2012. L’AIE fait des prévisions similaires, la part du nucléaire restant proche
de 3 % en 2050 d’après les projections ADEA.
Concernant l’hydraulique, sa part dans le mix électrique subsaharien reste très incertaine : si les quatre
scénarios s’accordent pour dire que la production d’hydroélectricité va augmenter, ils ne s’accordent pas sur
l’importance de cette augmentation. Ainsi la production d’hydroélectricité, qui était en 2012 de 96 TWh (soit
22 % du mix), devrait atteindre dans les scénarios de l’AIE entre 500 et 930 TWh en 2050 (respectivement 26
et 31 % du mix électrique), tandis que le CME prévoit que cette production n’atteindra qu’entre 210 et 510 TWh
en 2050 (respectivement 7 et 18 % du mix).
Tableau 4 : Tableau récapitulatif de la production d’électricité en Afrique subsaharienne
Enfin, l’utilisation des bioénergies et des autres énergies renouvelables (solaire, éolien, énergie
géothermique) pour la génération d’électricité va connaître une forte augmentation.
• Si les bioénergies sont actuellement très utilisées en Afrique subsaharienne (près de 61 % de la
demande en énergie primaire en 2012), ces dernières sont peu utilisées pour générer de l’électricité :
seulement 2 TWh d’électricité ont été générés à partir des bioénergies en 2012, soit environ 0,5 % de la
quantité totale générée.
Cette quantité augmentera d’ici 2050 dans les scénarios de l’AIE : entre 60 et 70 TWh seront générés
à partir de bioénergies en 2050 (entre 2 et 3 % du mix électrique). Le CME pense que la hausse sera plus rapide,
et que la quantité générée en 2050 sera comprise entre 266 TWh pour le scénario « Jazz » et 274 TWh pour le
scénario « Symphonie » (respectivement 9 % et 10 % du mix électrique subsaharien).
• Concernant les autres énergies renouvelables (solaire, éolien, énergie géothermique…), les deux études
s’accordent à dire que ces énergies seront beaucoup plus utilisées pour la génération d’électricité. Ces énergies
seront utilisées en 2050 pour générer entre 11 et 12 % de l’électricité produite en Afrique subsaharienne dans
les scénarios proposés par l’AIE (entre 270 TWh et 340 TWh d’après l’extrapolation effectuée par l’ADEA, contre
seulement 2 TWh en 2012).
Le CME fait preuve de bien plus d’optimisme. Dans son scénario « Symphonie », 35 % de l’électricité est
générée à partir de ces énergies, soit 904 TWh. Ce pourcentage est un peu plus faible dans le scénario « Jazz »,
à 32 %, soit 997 TWh. Dans les deux scénarios, la majeure partie de cette électricité (75 %) sera obtenue grâce
à l’énergie solaire.
(en TWh)
Scénario
Pétrole
Gaz
Charbon Nucléaire Bioénergies Hydraul. Autres Renouv. Total
2012
Situation actuelle
40
40
247
13
2
96
2
440
New Policies
84
665
476
72
70
569
274
2 210
African
Century Case
101
949
543
86
60
933
341
3 013
Jazz
0
1096
500
17
266
212
997
3 088
Symphonie
0
683
401
67
274
507
904
2 836
2050
ADEA
2050
CME
