adea
Synthèse des études prospectives
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en 2050 (projection ADEA) dans le scénario le plus probable de l’AIE (soit 7,1 EJ), et 17,1 % dans le scénario
optimiste (soit 10,3 EJ). Le Nigeria sera responsable de près de la moitié de l’augmentation de la demande en gaz,
et utilisera principalement ce gaz pour sa production électrique et son industrie. L’Afrique australe, et plus
particulièrement la Tanzanie et le Mozambique, devrait aussi connaître une augmentation de sa demande en gaz.
Les projections du CME sont cohérentes avec celles réalisées par l’ADEA, la demande en gaz atteignant
entre 8,1 EJ et 9,2 EJ en 2050, pour une part dans le mix énergétique autour de 18 %. Le CME prévoit lui aussi
une hausse de la consommation de gaz en Tanzanie, au Mozambique et en Ouganda, suite à de nouvelles
découvertes de réserves de gaz naturel dans ces pays.
• S’appuyant sur les hypothèses du scénario « New Policies » de l’AIE, les calculs de l’ADEA prévoient que la
demande en pétrole en Afrique subsaharienne va plus que doubler d’ici 2050, et dépasser le charbon pour
devenir la deuxième source d’énergie, derrière les bioénergies. La part du pétrole dans le mix énergétique
subsaharien passera ainsi de 15 % en 2012 à 17,8 % en 2050 (de 3,6 EJ à 9,2 EJ). Parmi les causes de cette
augmentation de la demande primaire en pétrole, on peut citer le développement du secteur des transports,
qui sera responsable de 60 % de cette augmentation. Pour le scénario « African Century Case » de l’AIE, l’ADEA
prévoit une augmentation plus forte, la part du pétrole dans le mix énergétique atteignant plus de 22 % en
2050 (soit environ 13 EJ).
Le CME prévoit une augmentation similaire de la demande en pétrole, et ainsi une demande de 7,4 EJ dans
son scénario « Symphonie», et de 9,5 EJ pour son scénario «Jazz» (respectivement 16 % et 19 % du mix subsaharien).
• La demande en charbon augmente dans les projections de l’ADEA, passant de 4 EJ en 2012 à 7,4 EJ en 2050
pour le scénario « New Policies » (9,4 EJ pour le scénario le plus optimiste). Néanmoins, sa part dans le mix
énergétique d’Afrique subsaharienne baisse, passant de 18 % à 15 % entre 2012 et 2050.
Le scénario « Jazz » du CME est semblable, avec une demande en charbon atteignant 8,15 EJ en 2050
(16,3 % du mix énergétique). Par contre, le scénario « Symphonie » prévoit une quasi-stagnation de la demande
en charbon, et donc une chute importante de sa part dans le mix énergétique subsaharien : 4,8 EJ en 2050,
soit 10,4 % du mix. L’action des pouvoirs publics pourrait donc freiner l’utilisation du charbon.
La demande en charbon reste importante en Afrique du Sud, responsable de la moitié de
l’augmentation de la demande en charbon (que le pays utilise dans son secteur électrique ou qu’il liquéfie).
Cette demande se développe aussi au Nigeria et en Afrique de l’Est.
Tableau 3 : Tableau récapitulatif (Afrique subsaharienne)
L’énergie hydraulique va continuer de se développer, pour atteindre en 2050 une part dans le mix
énergétique africain de 3,6 % dans le scénario « New Policies » de l’AIE (1,90 EJ contre environ 0,3 EJ en 2012),
et environ 6 % dans le scénario optimiste « African Century Case » (près de 3,5 EJ). Ce développement devrait
selon l’AIE se faire sur tout le continent. Le CME estime quant à lui que le développement de l’hydraulique
dépendra des principaux acteurs dans le secteur de l’énergie en 2050 : le développement de l’hydraulique se
fera grâce à la volonté et à l’intervention des états africains.
(en EJ)
Scénario
Pétrole
Gaz
Charbon Nucléaire Bioénergies Hydraul. Autres Renouv. Total
2012
Situation actuelle
3,56
0,92
4,23
0,13
14,58
0,34
0,04
23,8
New Policies
9,18
7,17
7,37
0,79
20,70
1,88
4,51
51,6
African
Century Case
13,26
10,28
9,37
1,14
17,28
3,46
5,33
60,1
Jazz
9,50
9,20
8,15
0,50
18,00
0,75
3,90
50,0
Symphonie
7,41
8,05
4,78
1,20
19,27
1,79
3,45
46,0
2050
ADEA
2050
CME
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