1.7.2 L’environnement commercial
.7.2.1 Les marchés de pétrole et de gaz
La production pétrolière et gazière est partagée entre la Société Nationale ou l’état dans les pays où la
société nationale n’existe pas et les compagnies étrangères. Les compagnies étrangères vendent le brut qui
leur revient et paient ensuite impôts et taxes selon des mécanismes inscrits dans les contrats d’opération.
Les quantités de pétrole qui reviennent aux Sociétés Nationales sont vendues selon des procédures
qui dépendent des états. Typiquement en Afrique de l’Ouest, la société nationale disposera sur place et dans
des places pétrolières comme Londres d’équipes chargées de suivre le marché pour évaluer le prix auquel le
brut peut être vendu. Le brut est effectivement vendu dans la plupart des cas à des traders qui eux même le
revendront au client final (raffineur).
Ces ventes de pétrole qui représentent des sommes considérables et l’essentiel des ressources des
pays sont peu transparentes. La volatilité du marché du pétrole (variations de plusieurs dollars d’un jour à
l’autre), les différences de prix entre les différentes qualités de brut – un brut léger et de bonne qualité du
Nigeria peut avoir un prix très supérieur au brut Tchadien qui est lourd et d’assez mauvaise qualité. Ces
différentiels eux même fluctuent largement.
n Orientations possibles :
n L’Initiative de Transparence des Industries Extractives devrait permettre de progresser vers une
meilleure connaissance des sommes réellement versées et perçues. Elle devrait également faire en
sorte que ces sommes ne soient pas sous évaluées du fait de prix insuffisants ;
n la mise en place d’équipes de cadres compétents et acquis à l’intérêt national est évidemment
nécessaire ;
n soulignons enfin que ces problèmes ne sont pas nouveaux, qu’ils ont fait déjà l’objet de
recommandations similaires et que des progrès restent à réaliser.
1.7.2.2 Les acteurs
Nombreux sont les acteurs sur la scène énergétique africaine : les deux principales catégories d’acteurs
sont les états et les compagnies opératrices. Les états tentent d’assurer l’organisation du secteur avec pour
objectif une maximisation de la rente pétrolière ou gazière pour les pays producteurs, un accès des
consommateurs à l’énergie dans les meilleures conditions de coût et de sécurité. Le rôle régalien des états est
de plus en plus assuré par des Agences de régulation : Agences de régulation du secteur électrique, Comité
national des hydrocarbures, etc. Le rôle de ces agences est de se prononcer sur les prix (des produits pétroliers,
de l’électricité) aux consommateurs. Ces prix sont souvent fixés par les gouvernements sur recommandation
des agences.
Les opérateurs non gouvernementaux sont essentiellement les compagnies opératrices. Dans le
secteur de la recherche et de l’exploration du pétrole, la plupart des pays disposent d’une compagnie nationale
qui représente l’état et lui permet d’ être présent dans des activités qui sont stratégiques. Le degré d’intervention
de ces sociétés n’est pas le même. On peut distinguer les sociétés nationales comme en Afrique du Nord
capables de mener seules la plupart des opérations et les sociétés d’Afrique de l’Ouest et du Centre où l’ essentiel
des opérations est réalisé par des sociétés internationales. Dans les grands pays producteurs (Nigeria, Angola,
Guinée équatoriale, Tchad, etc.) les sociétés présentes sont essentiellement les majors : Exxon, Shell, BP, Chevron,
Total, Agip, CNPCI.
Ces sociétés sont aussi présentes au Congo ou au Gabon, mais dans ces pays des sociétés plus petites
reprennent des champs en déclin et s’intéressent à des gisements de petite taille.
adea
L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
• 68 •
Précédent

- 68/160

Suivant