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État des lieux
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n Orientation possible :
n veiller au maintien de codes pétroliers attractifs donc susceptibles d’attirer des acteurs de qualité et
de toute taille – sous réserve bien entendu de la capacité de ces acteurs d’effectuer correctement les
opérations.
Dans le secteur du gaz naturel, les projets sont moins nombreux et en général de très grande taille
(ils aboutissent à des exportations massives sous forme GNL ou par gazoduc). Ces projets sont dans les mains
des grandes sociétés nationales et des majors. Notons cependant que des petites sociétés sont tout à fait
capables de développer des productions de gaz de taille plus modeste mais susceptibles d’aider le bilan
énergétique du pays où elles produisent.
n Orientations possibles :
n veiller dans les pays qui ne sont pas des producteurs importants à permettre à des petites structures
de développer une production qui peut être très intéressante pour la production d’électricité.
Dans le secteur du raffinage, les opérations sont de plus en plus dans les mains de sociétés locales,
largement contrôlées et soutenues par les Etats. Les majors (Exxon, Shell, BP) autrefois majoritairement
présents dans les raffineries africaines se retirent de plus – sauf en Afrique du Sud.
Dans le secteur du marketing et de la commercialisation des produits pétroliers, la situation est
semblable avec un retrait – moins marqué que dans le raffinage – des majors des opérations de distribution
et une entrée massive de nouveaux opérateurs dont l’arrivée est la conséquence :
• des mesures d’ouverture des marchés prônées par les organismes internationaux ;
• de la volonté des états de casser un quasi-monopole des majors.
n Orientations possibles :
n pour le raffinage, après examen de la viabilité des raffineries existantes, et en cas de décision
favorable au maintien en activité, renforcer la structure financière de ces sociétés ;
n pour la distribution, si l’ouverture des marchés est un fait acquis, s’assurer que les nouveaux
distributeurs disposent des capacités techniques et financières pour assurer correctement la
commercialisation ;
n vérifier que les capacités de stockage sont suffisantes pour éviter les ruptures d’approvisionnement.
1.7.3 Le contexte international : aspects géopolitiques
• Le pétrole
L’Afrique est clairement un enjeu très important de la géopolitique pétrolière mondiale. L’Afrique de
l’Ouest, de la Mauritanie à la Namibie est l’une des rares régions à la fois très ouverte à la compétition
internationale et où un potentiel important de découvertes existe encore. Le pétrole produit est de bonne qualité
(léger et peu sulfureux). Les principaux clients ont été longtemps les états-Unis ou la Chine (l’Europe importe
surtout son pétrole de l’Afrique du Nord, et bien entendu de mer du Nord, de Russie et du Moyen-Orient).
Alors qu’après le 11 septembre 2001, les états-Unis avaient annoncé vouloir réduire leur dépendance
pétrolière vis-à-vis du Moyen-Orient et porter à 25 % de leurs importations les flux de pétrole en provenance
d’Afrique de l’Ouest, le développement de la production de pétrole de schiste aux états-Unis a réduit à un
niveau infime les importations de brut Africain (pétrole de schiste et pétrole d’Afrique de l’Ouest ont des qualités
semblables). Cependant Washington, par la mise en place de programmes d’aide au développement, montre
clairement sa volonté de s’inscrire comme partenaire privilégié du continent.
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