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État des lieux
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villages. L’objectif du programme était d’apporter, dans une première phase de trois ans, l’électricité à 180 000
personnes avec une totale liberté technologique. Les principaux moyens retenus étaient les kits
photovoltaïques et le raccordement au réseau électrique national.
Encadré 7 - L’initiative régionale pour l’énergie durable (IRED)
L’initiative régionale pour l’énergie durable (IRED) est une stratégie communautaire pour résorber
le déficit énergétique dans les états membres de l’UEMOA.
La politique des énergies renouvelables de l’IRED est mise en œuvre par le Centre pour les Énergies
Renouvelables et l’Efficacité Energétique de la Cédéao (CEREEC) basée au Cap-Vert. Elle vise à
appuyer une utilisation active des services d’énergies renouvelables tels que l’énergie solaire,
éolienne, des centrales hydroélectriques et la bioénergie.
Aussi le Programme de Développement des Energies Renouvelables et de l’Efficacité Energétique
(PRODERE) a pour objectif en sa phase 1 d’installer entre autres 1360 lampadaires solaires et 168
kits communautaires dans les régions de Dosso et Tahoua ainsi que le remplacement des lampes
d’éclairage non efficace dans les bâtiments administratifs par des lampes basses consommation
d’énergie à Niamey.
Le lancement a eu lieu en juillet 2014 à Niamey.
En vue de pérenniser la politique énergétique de l’UEMOA, certains pays ont déjà manifesté leur
intérêt pour la poursuite du PRODERE par un renforcement de composantes déjà entamées.
La phase 2 du PRODERE consiste en l’installation de centrales solaires d’une puissance totale de
200 MW à raison de 25 MW par État membre, pour un coût global de 350 milliards de FCFA, dont
la gestion et la réalisation seront confiées au secteur privé.
Ces centrales seront installées dans les zones urbaines, périurbaines et rurales dans la période 2015
à 2020. Pour appuyer le secteur privé dans ses investissements, la Commission de l’UEMOA, la BOAD
et la SABER (La Société Africaine des Biocarburants et des Energies Renouvelables) vont mettre en
place un nouveau mécanisme de financement dénommé Facilité régionale d’accès à l’énergie durable
(FRAED).
1.6 La situation de l’énergie en Afrique par secteur
1.6.1 Les transports
Les transports africains sont essentiellement routiers (80 à 90 % du trafic interurbain et inter-Etats de
marchandises) et représentent un élément indispensable à l’intégration économique des populations et le
seul accès aux zones rurales.
Le réseau routier est pourtant de faible densité (6,84 km pour 100 km) et surtout mal entretenu. Le
parc automobile constitué en grande partie de véhicules d’occasion importés d’Europe est, surtout en Afrique
subsaharienne, ancien, en mauvais état, polluant et fortement consommateur de produits pétroliers.
Les transports publics de passagers sont une activité économique structurellement déficitaire dans les pays
africains, raison pour laquelle l’état ne s’y intéresse pas ou très peu et le laisse gérer par des privés.
Les transports en ville sont opérés par les taxi-motos ou taxis ville.
Le réseau ferré est lui aussi de faible densité et mal entretenu, et peu interconnecté particulièrement
en Afrique occidentale et centrale. Une quinzaine de pays ne disposent pas aujourd’hui d’un réseau ferroviaire
qui se caractérise souvent par des écartements de voies différents au sein d’une même région
88 .
État des lieux
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villages. L’objectif du programme était d’apporter, dans une première phase de trois ans, l’électricité à 180 000
personnes avec une totale liberté technologique. Les principaux moyens retenus étaient les kits
photovoltaïques et le raccordement au réseau électrique national.
Encadré 7 - L’initiative régionale pour l’énergie durable (IRED)
L’initiative régionale pour l’énergie durable (IRED) est une stratégie communautaire pour résorber
le déficit énergétique dans les états membres de l’UEMOA.
La politique des énergies renouvelables de l’IRED est mise en œuvre par le Centre pour les Énergies
Renouvelables et l’Efficacité Energétique de la Cédéao (CEREEC) basée au Cap-Vert. Elle vise à
appuyer une utilisation active des services d’énergies renouvelables tels que l’énergie solaire,
éolienne, des centrales hydroélectriques et la bioénergie.
Aussi le Programme de Développement des Energies Renouvelables et de l’Efficacité Energétique
(PRODERE) a pour objectif en sa phase 1 d’installer entre autres 1360 lampadaires solaires et 168
kits communautaires dans les régions de Dosso et Tahoua ainsi que le remplacement des lampes
d’éclairage non efficace dans les bâtiments administratifs par des lampes basses consommation
d’énergie à Niamey.
Le lancement a eu lieu en juillet 2014 à Niamey.
En vue de pérenniser la politique énergétique de l’UEMOA, certains pays ont déjà manifesté leur
intérêt pour la poursuite du PRODERE par un renforcement de composantes déjà entamées.
La phase 2 du PRODERE consiste en l’installation de centrales solaires d’une puissance totale de
200 MW à raison de 25 MW par État membre, pour un coût global de 350 milliards de FCFA, dont
la gestion et la réalisation seront confiées au secteur privé.
Ces centrales seront installées dans les zones urbaines, périurbaines et rurales dans la période 2015
à 2020. Pour appuyer le secteur privé dans ses investissements, la Commission de l’UEMOA, la BOAD
et la SABER (La Société Africaine des Biocarburants et des Energies Renouvelables) vont mettre en
place un nouveau mécanisme de financement dénommé Facilité régionale d’accès à l’énergie durable
(FRAED).
1.6 La situation de l’énergie en Afrique par secteur
1.6.1 Les transports
Les transports africains sont essentiellement routiers (80 à 90 % du trafic interurbain et inter-Etats de
marchandises) et représentent un élément indispensable à l’intégration économique des populations et le
seul accès aux zones rurales.
Le réseau routier est pourtant de faible densité (6,84 km pour 100 km) et surtout mal entretenu. Le
parc automobile constitué en grande partie de véhicules d’occasion importés d’Europe est, surtout en Afrique
subsaharienne, ancien, en mauvais état, polluant et fortement consommateur de produits pétroliers.
Les transports publics de passagers sont une activité économique structurellement déficitaire dans les pays
africains, raison pour laquelle l’état ne s’y intéresse pas ou très peu et le laisse gérer par des privés.
Les transports en ville sont opérés par les taxi-motos ou taxis ville.
Le réseau ferré est lui aussi de faible densité et mal entretenu, et peu interconnecté particulièrement
en Afrique occidentale et centrale. Une quinzaine de pays ne disposent pas aujourd’hui d’un réseau ferroviaire
qui se caractérise souvent par des écartements de voies différents au sein d’une même région
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