adea
État des lieux
• 59 •
En Afrique subsaharienne, l’ organisation des Power Pools apparaît comme un facteur clé d’ évolution du
secteur, en structurant l’ espace énergétique africain en des ensembles globalement homogènes, permettant la
coordination des politiques énergétiques pour mieux répondre aux besoins de croissance et sécuriser l’accès à l’ énergie.
En Afrique de l’Ouest, le WAPP, qui réunit 14 des états membres de la Cédéao, a permis le lancement
des interconnexions côtières notamment le projet d’interconnexion de 225 kV entre la Côte d’Ivoire, le Liberia,
la Sierra Leone et la Guinée.
En Afrique de l’Est, l’éthiopie et peut-être la République démocratique du Congo sont en passe de
devenir toutes deux de grands exportateurs d’hydroélectricité au sein de leur Power Pool. Le financement ne
viendrait pas nécessairement des ressources nationales, mais pourrait être garanti dans une certaine mesure
par les pays importateurs comme l’illustre le projet Inga III sur le fleuve Congo. Longtemps en sursis faute
d’investisseurs, l’accord signé avec le Congo-Kinshasa et l’Afrique du Sud, qui s’engagerait à acheter 2500 MW
des 4800 MW produits en phase finale du projet, a permis de renforcer la crédibilité d’un projet qui pourrait
être lancé en 2015.
L’ existence des Power Pools régionaux permet donc une réduction des risques et des pannes
85 et facilitera la
mise en place de grands projets bénéficiant d’ économies d’ échelle tel IngaA III ou Gilgel Gibe III en Ethiopie (1800 MW).
Les stratégies du WAPP (West African Power Pool) et de l’EAPP (East African Power Pool), liés à
l’ECOWAS (ou Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest en français, Cédéao) et à l’East
African Community font figure de modèle : accès à des services énergétiques modernes d’éclairage et de
réfrigération, d’information et de communication, accès à une force motrice alimentée par l’électricité pour
toutes les communautés…
Encadré 6
Un exemple d’électrification rurale : Les impacts économiques du Perg
86
au Maroc
En 2003, l’ONE a réalisé une enquête auprès de 305 villages électrifiés et non électrifiés pour évaluer
les impacts socio-économiques de l’électrification rurale. Voici les impacts économiques :
• Ménages
- gain d’1heure de travail en moyenne ;
- augmentation du travail de nuit ;
• Développement des commerces
- 72 % des commerçants ont enregistré une augmentation de leur chiffre d’affaires ;
- 55 % des commerces ont vu leur champ d’activité s’élargir ;
- allongement des heures d’ouverture de 18 heures à 22 heures ;
- taux d’équipement en réfrigérateur de 60 % contre 15 % ;
- tous les commerces créés en 2002 et 2003 ont été créés dans des villages électrifiés ;
• Développement de la petite industrie
- les activités de petite industrie concernent 25 % des villages ;
- toutes celles créées entre 1998 et 2003 ont été créées dans des villages électrifiés ;
• Développement de l’agriculture
- selon 20 % des villages l’électrification a amélioré l’agriculture du village ;
- 24 % des puits d’irrigation sont électrifiés ;
• Développement énergétique
- 55 % des foyers électrifiés considèrent que leurs dépenses énergétiques ont baissé
sensiblement après électrification.
85 Analyse Agence Ecofin, Les interconnexions électriques, une nécessité pour un approvisionnement fiable et compétitif en Afrique de l’Ouest
État des lieux
• 59 •
En Afrique subsaharienne, l’ organisation des Power Pools apparaît comme un facteur clé d’ évolution du
secteur, en structurant l’ espace énergétique africain en des ensembles globalement homogènes, permettant la
coordination des politiques énergétiques pour mieux répondre aux besoins de croissance et sécuriser l’accès à l’ énergie.
En Afrique de l’Ouest, le WAPP, qui réunit 14 des états membres de la Cédéao, a permis le lancement
des interconnexions côtières notamment le projet d’interconnexion de 225 kV entre la Côte d’Ivoire, le Liberia,
la Sierra Leone et la Guinée.
En Afrique de l’Est, l’éthiopie et peut-être la République démocratique du Congo sont en passe de
devenir toutes deux de grands exportateurs d’hydroélectricité au sein de leur Power Pool. Le financement ne
viendrait pas nécessairement des ressources nationales, mais pourrait être garanti dans une certaine mesure
par les pays importateurs comme l’illustre le projet Inga III sur le fleuve Congo. Longtemps en sursis faute
d’investisseurs, l’accord signé avec le Congo-Kinshasa et l’Afrique du Sud, qui s’engagerait à acheter 2500 MW
des 4800 MW produits en phase finale du projet, a permis de renforcer la crédibilité d’un projet qui pourrait
être lancé en 2015.
L’ existence des Power Pools régionaux permet donc une réduction des risques et des pannes
85 et facilitera la
mise en place de grands projets bénéficiant d’ économies d’ échelle tel IngaA III ou Gilgel Gibe III en Ethiopie (1800 MW).
Les stratégies du WAPP (West African Power Pool) et de l’EAPP (East African Power Pool), liés à
l’ECOWAS (ou Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest en français, Cédéao) et à l’East
African Community font figure de modèle : accès à des services énergétiques modernes d’éclairage et de
réfrigération, d’information et de communication, accès à une force motrice alimentée par l’électricité pour
toutes les communautés…
Encadré 6
Un exemple d’électrification rurale : Les impacts économiques du Perg
86
au Maroc
En 2003, l’ONE a réalisé une enquête auprès de 305 villages électrifiés et non électrifiés pour évaluer
les impacts socio-économiques de l’électrification rurale. Voici les impacts économiques :
• Ménages
- gain d’1heure de travail en moyenne ;
- augmentation du travail de nuit ;
• Développement des commerces
- 72 % des commerçants ont enregistré une augmentation de leur chiffre d’affaires ;
- 55 % des commerces ont vu leur champ d’activité s’élargir ;
- allongement des heures d’ouverture de 18 heures à 22 heures ;
- taux d’équipement en réfrigérateur de 60 % contre 15 % ;
- tous les commerces créés en 2002 et 2003 ont été créés dans des villages électrifiés ;
• Développement de la petite industrie
- les activités de petite industrie concernent 25 % des villages ;
- toutes celles créées entre 1998 et 2003 ont été créées dans des villages électrifiés ;
• Développement de l’agriculture
- selon 20 % des villages l’électrification a amélioré l’agriculture du village ;
- 24 % des puits d’irrigation sont électrifiés ;
• Développement énergétique
- 55 % des foyers électrifiés considèrent que leurs dépenses énergétiques ont baissé
sensiblement après électrification.
85 Analyse Agence Ecofin, Les interconnexions électriques, une nécessité pour un approvisionnement fiable et compétitif en Afrique de l’Ouest
