1.5.3 Le charbon
L’Afrique du Sud reste le principal producteur africain de charbon avec environ 260 millions de tonnes
produites en 2014
62 . Un peu moins de 2/3 de la production y est consommée principalement pour produire
de l’électricité et le reste est exporté. Les plus grosses réserves se trouvent en Afrique du Sud et au Zimbabwe.
n Orientations possibles :
n examiner les conséquences de l’utilisation massive du charbon pour la production d’électricité ;
examiner le potentiel de captage et de stockage du CO 2 ;
n examiner la faisabilité de nouvelles unités de liquéfaction du charbon.
1.5.4 Les gaz de pétrole liquéfiés (GPL)
63 64
Les débouchés des gaz de pétrole liquéfiés (propane et butane) se situent dans le secteur résidentiel
et commercial (cuisine, chauffage dans les pays tempérés), le transport, la pétrochimie… La production
mondiale de GPL est de l’ordre de 250 millions de tonnes par an. Environ 60 % de cette quantité provient des
installations de production de pétrole et de gaz, 40 % des raffineries. La production de GPL est donc en
particulier liée à la production de pétrole et de gaz naturel.
à cause de leur volatilité, les GPL doivent être transportés par navires et camions-citernes pressurisés
(parfois réfrigérés pour les navires) et stockés sous pression (voire sous forme liquide). Cette logistique est
coûteuse. C’ est pourquoi, malgré des avantages certains en matière de cuisson par exemple (les GPL brûlent sans
aucune émission de particules ni de polluants, contrairement au bois de feu, largement utilisé en Afrique et au
kérosène également très utilisé dans certains pays comme l’Afrique du Sud), la demande en Afrique reste limitée.
La production de GPL en Afrique est de l’ordre de 20 millions de tonnes (soit 8 % de la production
mondiale). Dans le même temps, la demande en GPL n’est que d’environ 12 millions de tonnes (4,8 % de la
demande mondiale), faisant de l’Afrique la deuxième région exportatrice de GPL après le Moyen-Orient. Près
de 85 % de la demande africaine est concentrée sur la côte méditerranéenne.
Le manque d’infrastructures de stockage, le mauvais état de certaines routes et la faible densité du réseau
de distribution font qu’il est souvent difficile de s’approvisionner en GPL. C’ est une source d’ énergie qui peut être
dangereuse (risques d’ explosion) en l’absence de normes de sécurité stricte et de régulations venant des états. Le
GPL a ainsi acquis une mauvaise réputation dans certains pays : au Nigeria par exemple, certains propriétaires de
logements interdisent à leurs locataires son utilisation. Cela pourra ralentir le développement de l’utilisation du GPL.
Pour limiter l’usage du bois, certains pays d’Afrique subsaharienne ont favorisé le développement du
GPL. Ceci nécessite des subventions importantes, soit aux équipements (appareils de cuisson), soit au produit
lui-même. Le GPL a néanmoins un fort potentiel en Afrique, au sein de structures hors-réseau
65 ou pour des
dispositifs de cuisson (plus économique et plus efficace que le bois par exemple). Il est aussi moins coûteux
que le kérosène (même si, dans certains pays, le kérosène est grandement subventionné et est de fait moins
cher pour l’acheteur) et moins dangereux que ce dernier si il est utilisé dans de bonnes conditions.
n Orientations possibles :
n développer les infrastructures logistiques nécessaires l’approvisionnement et au stockage du GPL ;
n créer un cadre légal permettant une utilisation sûre du GPL (normes de sécurité strictes) ;
n étudier la question des subventions, qui peuvent s’avérer très lourdes pour les budgets des états.
62 BP Statistical Review 2015.
63 http://www.ogj.com/articles/print/volume-109/issue-23/processing/special-report-worldwide-gas-processing-stability-of-lpg.html
64 WEO2014 Africa Energy Outlook
65 ENEA Consulting, L’accès à l’énergie
adea
L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
• 48 •
L’Afrique du Sud reste le principal producteur africain de charbon avec environ 260 millions de tonnes
produites en 2014
62 . Un peu moins de 2/3 de la production y est consommée principalement pour produire
de l’électricité et le reste est exporté. Les plus grosses réserves se trouvent en Afrique du Sud et au Zimbabwe.
n Orientations possibles :
n examiner les conséquences de l’utilisation massive du charbon pour la production d’électricité ;
examiner le potentiel de captage et de stockage du CO 2 ;
n examiner la faisabilité de nouvelles unités de liquéfaction du charbon.
1.5.4 Les gaz de pétrole liquéfiés (GPL)
63 64
Les débouchés des gaz de pétrole liquéfiés (propane et butane) se situent dans le secteur résidentiel
et commercial (cuisine, chauffage dans les pays tempérés), le transport, la pétrochimie… La production
mondiale de GPL est de l’ordre de 250 millions de tonnes par an. Environ 60 % de cette quantité provient des
installations de production de pétrole et de gaz, 40 % des raffineries. La production de GPL est donc en
particulier liée à la production de pétrole et de gaz naturel.
à cause de leur volatilité, les GPL doivent être transportés par navires et camions-citernes pressurisés
(parfois réfrigérés pour les navires) et stockés sous pression (voire sous forme liquide). Cette logistique est
coûteuse. C’ est pourquoi, malgré des avantages certains en matière de cuisson par exemple (les GPL brûlent sans
aucune émission de particules ni de polluants, contrairement au bois de feu, largement utilisé en Afrique et au
kérosène également très utilisé dans certains pays comme l’Afrique du Sud), la demande en Afrique reste limitée.
La production de GPL en Afrique est de l’ordre de 20 millions de tonnes (soit 8 % de la production
mondiale). Dans le même temps, la demande en GPL n’est que d’environ 12 millions de tonnes (4,8 % de la
demande mondiale), faisant de l’Afrique la deuxième région exportatrice de GPL après le Moyen-Orient. Près
de 85 % de la demande africaine est concentrée sur la côte méditerranéenne.
Le manque d’infrastructures de stockage, le mauvais état de certaines routes et la faible densité du réseau
de distribution font qu’il est souvent difficile de s’approvisionner en GPL. C’ est une source d’ énergie qui peut être
dangereuse (risques d’ explosion) en l’absence de normes de sécurité stricte et de régulations venant des états. Le
GPL a ainsi acquis une mauvaise réputation dans certains pays : au Nigeria par exemple, certains propriétaires de
logements interdisent à leurs locataires son utilisation. Cela pourra ralentir le développement de l’utilisation du GPL.
Pour limiter l’usage du bois, certains pays d’Afrique subsaharienne ont favorisé le développement du
GPL. Ceci nécessite des subventions importantes, soit aux équipements (appareils de cuisson), soit au produit
lui-même. Le GPL a néanmoins un fort potentiel en Afrique, au sein de structures hors-réseau
65 ou pour des
dispositifs de cuisson (plus économique et plus efficace que le bois par exemple). Il est aussi moins coûteux
que le kérosène (même si, dans certains pays, le kérosène est grandement subventionné et est de fait moins
cher pour l’acheteur) et moins dangereux que ce dernier si il est utilisé dans de bonnes conditions.
n Orientations possibles :
n développer les infrastructures logistiques nécessaires l’approvisionnement et au stockage du GPL ;
n créer un cadre légal permettant une utilisation sûre du GPL (normes de sécurité strictes) ;
n étudier la question des subventions, qui peuvent s’avérer très lourdes pour les budgets des états.
62 BP Statistical Review 2015.
63 http://www.ogj.com/articles/print/volume-109/issue-23/processing/special-report-worldwide-gas-processing-stability-of-lpg.html
64 WEO2014 Africa Energy Outlook
65 ENEA Consulting, L’accès à l’énergie
adea
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