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État des lieux
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n Orientations possibles :
n envisager la modernisation des raffineries ;
n apprécier l’approvisionnement de l’Afrique australe (projets de raffineries en Angola et en Afrique
du Sud, projets de nouvelles usines de liquéfaction du charbon…) ;
n étudier la construction d’un nouveau pôle de raffinage en Afrique de l’Ouest ;
n renforcer l’engagement de l’état par la mise en place de business plan détaillés et de garanties
d’investissements.
1.5.1.3 Commercialisation des produits pétroliers
La consommation de produits pétroliers en Afrique reste faible. En Afrique subsaharienne (y compris
l’Afrique du Sud), elle reste inférieure à 100 millions de tonnes par an soit la consommation d’un pays comme
l’Allemagne. Mais cette consommation augmente rapidement et pourrait atteindre, selon l’AIE, 200 millions
de tonnes en 2040.
Le développement de la consommation soulève, outre le problème de la construction de nouvelles
unités de raffinage ou des importations accrues, celui des infrastructures nécessaires à la distribution. Dans
la plupart des pays les réseaux de stations-service modernes et bien équipées se développent rapidement. Il
faut noter le retrait quasi complet des grandes sociétés internationales des marchés d’Afrique subsaharienne
à l’exception de l’Afrique du Sud. Seul Total maintient une présence très active sur le continent et reste présente
dans une majorité de pays. Le secteur est marqué par une ouverture et une libéralisation qui ont conduit à
l’apparition de très nombreux indépendants.
n Orientations possibles :
n améliorer la logistique;
n éviter la distribution frauduleuse;
n développer les stockages.
1.5.2 Le gaz naturel
Le gaz naturel est abondant en Afrique du Nord (Algérie, égypte, Libye) où il est utilisé tant pour les
usages domestiques qu’industriels ou pour la production d’électricité. Il est également abondant en Afrique
de l’Ouest et en Afrique centrale mais dans ces régions, son utilisation se cantonne, soit à une production –
encore modeste – d’électricité, soit à l’alimentation d’unités de liquéfaction. Ainsi, le Nigeria et la Guinée
équatoriale exportent leur production vers l’Europe ou l’Amérique. Quelques rares cas d’utilisation du gaz pour
des usages industriels sont à noter en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Nigeria… Depuis quelques années, le secteur
est en pleine croissance, avec la découverte d’importants gisements au large du Mozambique et de la Tanzanie.
Les grandes compagnies pétrolières investissent désormais la zone pour l’acquisition de gisements
ou la mise en place de terminaux gaziers. Dans ces deux pays, une partie du gaz pourra être utilisée localement
(ou exportée vers l’Afrique du Sud) mais l’essentiel devrait être exporté sous forme de GNL. La faiblesse des
infrastructures et la nécessité de leur renforcement avant le démarrage de ces projets, la baisse récente du
prix du brut font que les exportations ne commenceront que dans plusieurs années.
n Orientations possibles :
n limiter le torchage du gaz associé au pétrole et utiliser ce gaz pour la satisfaction des besoins locaux,
en particulier en électricité ;
n développer la création de pôles industriels à proximité des sources de gaz naturel permettant le
développement économique grâce à une électricité bon marché et peu polluante (e.g. projet de
développement du pôle industriel de la zone franche de l’Ile Mondki au Gabon).
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