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État des lieux
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Des découvertes substantielles ont été faites en Ouganda sur les rives du lac Albert et la production
devrait démarrer en 2016 au rythme de 100 000 b/j environ. Le pays a revu ses réserves en hydrocarbures
à la hausse de 3,5 milliards de barils à 6,5 milliards de barils alors que 60 % du bassin du lac Albert serait
encore inexploré.
n Orientations possibles :
n développer l’exploration grâce à des codes pétroliers attrayants;
n développer la formation de cadres et techniciens pour créer des compétences locales et pérennes.
1.4.4.1.2 Raffinage et commercialisation des produits pétroliers
Pour faire face aux besoins en produits, l’Afrique de l’Est ne dispose plus que de deux raffineries, à
Port-Soudan et à Ndola, en Zambie. Les raffineries de Tanzanie, du Mozambique, du Zimbabwe et très
récemment celle de Mombasa au Kenya, ont été fermées. Les importations de produits pétroliers sont
importantes et facilitées par l’existence des grandes raffineries à l’exportation en Inde et au Moyen-Orient qui
peuvent alimenter dans de bonnes conditions économiques l’Afrique de l’Est.
En Ouganda, un appel d’offres est en cours pour la construction d’une raffinerie d’une capacité de
30 000 barils par jour au départ puis de 60 000 barils par jour en 2020. Le gouvernement souhaite que le
pétrole soit en partie raffiné sur place
52 pour alimenter le marché local en carburants et combustibles. Le reste
du brut, peut être mélangé aux excédents de la production de la raffinerie et être exporté vers le Kenya.
n Orientations possibles :
n étudier le potentiel de la raffinerie projetée en Ouganda et sa capacité à alimenter les autres pays ;
n améliorer la logistique pour faciliter les approvisionnements en produits pétroliers : réhabilitation
des voies ferrées, réhabilitation ou construction de routes, aménagement de capacités de stockage.
1.4.4.2 Gaz naturel
Depuis 2010, de nombreuses découvertes ont été réalisées au large du Mozambique et de la Tanzanie.
Les ressources sont estimées par l’US Geological Survey à 7 000 milliards de mètres cubes
53 , dont 5200 dans le
bassin du Rovuma. Les deux pays attirent désormais de nombreux investisseurs. Les découvertes ont pour l’ essentiel
été faites pas l’ENI et la société américaine Anadarko. Des unités de GNL sont en projet mais le développement est
lent car il faut mettre en place les structures nécessaires et du personnel qualifié dans des pays qui n’ ont pas
d’ expérience de l’ exploitation des hydrocarbures. La baisse du prix du pétrole et la diminution concomitante du prix
du gaz sur les marchés internationaux freinera également le développement des projets de GNL.
n Orientations possibles :
n développer la production de gaz là où cela est possible et l’utiliser pour la production d’électricité;
n construire des gazoducs et surtout des terminaux GNL pour développer l’exportation.
1.4.4.3 Électricité
Le Pool électrique d’Afrique de l’Est (Eastern Africa Power Pool – EAPP) regroupe le Burundi, la
République démocratique du Congo, l’égypte, l’éthiopie, le Kenya, la Libye, le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie
et l’Ouganda
54 pour une capacité installée de 42 GW
55 . Le Mozambique, le Malawi, le Zimbabwe et la Zambie
52 L’Ouganda reste marqué par les pénuries de carburant qui ont affecté le pays vers 1980. La guerre déclenchée par la Tanzanie pour
renverser le dictateur Idi Amin Dada qui a l’époque contrôlait l’Ouganda a très sérieusement perturbé l’approvisionnement non seulement de l’Ouganda mais également du Rwanda et du Burundi, voisins. D’où la volonté farouche de disposer d’une raffinerie autonome
53 GEOExPro.
54 Site internet de l’EAPP
55 PIDA, Étude pour le programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), Perspectives pour 2040.
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