opérationnelle du niveau actuel de 700 MW à près de 1 300 MW. Parallèlement la réhabilitation des lignes de
transfert vers Solwezi et Kolwezi est également en cours.
Afin de répondre à la demande croissante de la région, deux projets sont à l’étude, et à des stades distincts.
Le premier est Inga 3, déjà mentionné, dont la construction devrait débuter dans les prochaines années, et
qui apporterait de l’électricité à cinq pays (la RDC, l’Angola, l’Afrique du Sud, la Namibie et le Botswana). Ce
projet de 4 800 MW a été relancé grâce à l’engagement de l’Afrique du Sud d’acheter 2 500 MW de la
production. Le deuxième, Grand Inga, reste à un stade théorique mais aurait une puissance de 39 GW à
terme, desservant l’Afrique grâce à trois interconnections majeures :
• Inga – Egypte (« Autoroute du Nord ») ;
• Inga – Afrique du Sud (« Autoroute du Sud ») ;
• Inga – Nigeria (« Autoroute de l’Ouest).
• Sa réalisation demeure problématique.
Avec la réalisation de ces projets, le complexe d’Inga permettrait de fournir de l’ électricité à 500 millions de
personnes en Afrique (45 % de la population actuelle africaine), produisant une quantité d’ électricité qui, si elle était
fabriquée à partir de fuel oil (pétrole), nécessiterait plus de 100 millions de tonnes/an. Le coût du kWh serait
exceptionnellement bon marché
48 , de l’ ordre de 0,01 $ le kWh, alors que le coût moyen pour le charbon est de 0,04 $
et que la plupart des autres énergies (gaz, nucléaire, éolien, solaire) conduisent à un coût du kWh encore plus cher. Le
kWh issu des générateurs au diesel, fréquemment utilisés en Afrique, coûtait récemment près de 30 US cents.
Cependant, les organisations de la société civile rappellent que la gestion, marquée par la corruption et
un lourd endettement, des barrages d’Inga I et II a été désastreuse : ils ont coûté beaucoup plus cher que prévu
pour un fonctionnement médiocre. Leur production ne bénéficie pas au reste du pays, dont le taux d’accès à
l’ électricité reste de 9 %
49 . De plus, les populations qui vivaient sur le site ont été expropriées sans compensation.
n Orientations possibles :
n accroître la production hydroélectrique en respectant environnement, population et règles éthiques ;
n développer la production à partir de gaz.
1.4.4 L’Afrique de l’Est
50
1.4.4.1 Pétrole
1.4.4.1.1 Recherche et production du pétrole
Le Soudan du Sud, indépendant depuis juillet 2011, concentre les principales réserves de pétrole de
la région mais l’évacuation se fait par un oléoduc qui débouche à Port Soudan, au Soudan. Le Soudan du Sud
envisage de construire un oléoduc pouvant transporter le pétrole à Lomo au Kenya. Ce pipeline pourrait
également exporter du pétrole de l’Ouganda et du Kenya.
Néanmoins, le pays est actuellement en proie à une guerre civile opposant le camp de l’actuel président
Salva Kiir et celui de son ex-vice-président Riek Machar. Les pourparlers sont ajournés et les conflits ont fait
chuter la production nationale de pétrole de 29 % de 245 000 b/j à 175 000 b/j
51 . Les compagnies occidentales
s’étaient retirées du pays et seule la China National Petroleum Corporation continuait récemment ses activités.
48 UA (2008)
49 Rapport SE4ALL République démocratique du Congo, PNUD
50 Cette région s’étend du Soudan du Sud à la Tanzanie.
51 http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20140302trib000817816/chute-de-29-de-la-production-petroliere-dusoudan-du-sud.html
adea
L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
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