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État des lieux
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1.4.3.1.2 Raffinage et commercialisation des produits pétroliers
La région dispose de cinq raffineries :
• Au Cameroun, la raffinerie de Limbe vient d’être profondément restructurée.
• Au Gabon, la raffinerie SOGARA à Port Gentil et au Congo la raffinerie CORAF à Pointe Noire sont de
petite taille et produisent beaucoup de fuel. Dans les deux pays des projets de nouvelles raffineries
d’environ 100 000 b/j de capacité existent mais ont peu de chance de voir le jour.
• En Angola, la raffinerie de Luanda, de faible capacité également est incapable de répondre aux
besoins du pays qui sont en progression rapide. Un projet important à Lobito est à l’étude depuis de
nombreuses années. C’ est un projet réaliste mais l’investissement nécessaire et l’absence de rentabilité
sont des obstacles difficiles à franchir.
• Au Tchad, la CNPC a construit une raffinerie de 20 000 b/j qui permet de couvrir largement les besoins
locaux voire d’ exporter. Cette raffinerie est très similaire à celle construite au Niger, également par CNPC.
Elle fonctionne à partir de brut produit par CNPC dans des gisements proches de ceux de Doba.
n Orientations possibles :
n restructurer le raffinage par coopération entre les différents pays;
n renforcer / construire les voies de communication pour assurer la distribution des produits.
1.4.3.2 Gaz naturel
La production de gaz naturel est abondante (pour l’ essentiel gaz associé au pétrole brut) mais l’ essentiel
de la production est réinjecté dans les gisements pour maintenir la pression et améliorer la récupération du
pétrole. Une unité de GNL (gaz naturel liquéfié) est en fonctionnement en Guinée équatoriale. Une unité de GNL
a également été construite en Angola mais des difficultés techniques empêchent son fonctionnement optimal.
Il existe une utilisation limitée du gaz naturel pour la production d’ électricité au Gabon et au Congo-Brazzaville.
n Orientation possible :
n développer l’utilisation du gaz pour la production d’électricité.
1.4.3.3 Électricité
Le Pool électrique d’Afrique centrale (PEAC – Central Africa Power Pool) possède une capacité installée
de 3,6 GW
46 .
La RDC dispose d’un potentiel hydroélectrique considérable, de l’ordre de 100 GW, qui pourrait
actuellement quasiment couvrir l’ensemble des besoins de l’Afrique subsaharienne, sur la base d’une
consommation encore limitée dans la région. Le potentiel du Grand Inga, entre Kinshasa et l’embouchure du
fleuve Congo, est estimé à plus de 40 GW, soit plus de deux fois la puissance du barrage des Trois-Gorges en
Chine, le plus grand barrage au monde.
Le complexe actuel d’Inga, qui constitue le cœur du parc de production de l’énergie électrique de la
RDC, ne comprend que deux ouvrages. Les premières études de ce complexe datent de 1960. Elles
recommandaient la construction de quatre centrales hydroélectriques en deux phases. La première phase
concernait la construction de trois centrales dans la vallée Nkokolo, dénommées Inga 1 (puissance 351 MW,
construite en 1972), Inga 2 (puissance 1424 MW, construite en 1982) et Inga 3 (puissance environ 3500 MW,
toujours en projet). La puissance disponible à partir des deux barrages existants est seulement d’environ 700
MW car les 2/3 des turbines ne fonctionnent pas par manque d’entretien. L’équivalent de 150 MW est utilisé
pour l’exportation vers le Congo-Brazzaville, le Zimbabwe, l’Angola, la Zambie et l’Afrique du Sud
47 par des
lignes à haute tension. La réhabilitation de ces centrales est en cours, en vue d’augmenter la capacité
46 PIDA, Étude pour le programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), Perspectives pour 2040.
47 Devey (2008)
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