font partie du Southern African Power Pool (SAPP). Les abondantes ressources hydroélectriques de l’éthiopie
jouent un rôle clé dans cette région. Le potentiel éthiopien est estimé à environ 40 000 MW pour une puissance
installée en 2009 de 810 MW. La capacité de production d’électricité pourrait être portée à 10 000 MW en 2018.
Les principaux projets prévus ont été réalisés. En 2010, la centrale hydroélectrique de Tala Benes, d’une capacité
de 460 MW, a été mise en service ainsi que le barrage Gilgel Gibe II (420 MW) et le barrage de Tekezé (300 MW).
En 2011, le barrage Amerti Neshe de 97 MW a été inauguré. La production d’électricité est aujourd’hui
excédentaire avec une réelle volonté politique de se tourner vers l’exportation.
Le projet Gilgel Gibe III de 1870 MW est bientôt achevé et représente un investissement de 1,55 milliard
d’euros. Selon EEPCO, le partenaire public du projet et opérateur unique d’électricité en Ethiopie, Gibe III
permettra la mise à disposition pour l’exportation de 200 MW vers Djibouti et le Soudan, et de 500 MW vers le
Kenya. De nombreux débats ont lieu autour de ce projet ; en effet, le réservoir de 34 000 m
3 , en plus d’un
déplacement de population important, entraîne l’inondation de 500 hectares de terres agricoles, et menace
l’équilibre d’un écosystème unique et fragile. De plus, de potentiels effets sanitaires néfastes sont cités, tels que
la prolifération de moustiques, vecteurs de malaria à cause du réservoir.
L’éthiopie a lancé en 2011 la construction du barrage de la Renaissance sur le Nil Bleu. D’une capacité
de production de 6 000 MW, il devrait s’achever en 2018. Il permettra d’accroitre les exportations vers le Soudan,
Djibouti, l’érythrée, le Kenya, le Soudan du Sud et le Yémen. La construction est financée par le gouvernement
éthiopien, la population et la diaspora pour un montant estimé à 4,7 milliards de dollars.
Cependant ce projet suscite de vives tensions avec l’Egypte car la gestion des eaux du Nil est de la
responsabilité commune des pays riverains. En principe l’Egypte « a droit » à une part très importante des
eaux selon un accord qui remonte à 1920. Un accord récent – 2015 – semble avoir résolu les différends entre
l’Ethiopie et l’Egypte.
Si le développement hydraulique est important et profitable à l’éthiopie, il existe également un potentiel
géothermique de 5 000 MW. La Banque de développement de l’éthiopie a apporté vingt millions de dollars
pour encourager le gouvernement à exploiter ce potentiel.
La Communauté Africaine de l’Est (EAC – East African Community, Kenya, Ouganda, Tanzanie) utilise
largement les installations de Nalubaale (autrefois Owen Falls) en Ouganda. Les trois pays ont également mis
au point un plan directeur pour le développement de la fourniture d’électricité.
La vallée du Rift est une zone géothermique intéressante, principalement au Kenya. Le Kenya a une
capacité installée de 167 MW soit 11, 2 % du potentiel du pays.
n Orientations possibles :
n le potentiel hydroélectrique au nord de la région (éthiopie) et au Sud (Mozambique) est considérable
et doit être utilisé. Il est cependant nécessaire que tous les aspects, humains, environnementaux,
politiques – coopération entre les différents pays – soient pris en compte. Ceci est particulièrement
vrai dans le cas de l’éthiopie qui partage avec une dizaine de pays l’exploitation des eaux du Nil – qui
sont en grande partie « dévolues » à l’égypte dans le cadre d’un accord qui remonte à 1920 aujourd’hui
remis en cause;
n mettre en valeur le potentiel géothermique.
adea
L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
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