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L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
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• Un autre problème c’est l’utilisation de l’eau pour l’agriculture. L’irrigation, programmée ou sauvage,
diminue le potentiel des barrages (Sénégal, Niger…), et l’utilisation de l’eau pour l’irrigation est
généralement prioritaire par rapport à la production électrique. Avec les besoins de l’agriculture pour
répondre à la demande alimentaire cette opposition va s’accentuer.
Le réchauffement climatique diminue la quantité d’eau aggravant ainsi problème de satisfaire aux
besoins de l’irrigation.
Quand il y a des montagnes (ou de l’altitude), on peut faire du stockage de puissance avec des stations
de pompage : 1000$ le KW pour des projets de 1200 – 2000 MW. Il faut cependant que la station de pompage
soit peu éloignée de la production. Le problème, c‘est de répondre à deux exigences : altitude et production
proche. Au Maroc, il n’y a que cinq ou six sites intéressants.
• Quel avenir pour l’éolien et le solaire ?
Pour illustrer les potentialités selon les régions, Gérard Malengé choisit deux exemples concrets de
programmes ambitieux en cours de réalisation, le Maroc et l’Afrique du Sud.
Le Maroc est bien positionné pour tirer parti des énergies renouvelables.
.
Le Maroc ne dispose pas de ressources pétrolières ou gazières importantes et l’hydraulique est de
plus en plus réservée pour l’irrigation et la consommation domestique.
Le pays a choisi de miser sur le développement d’un système d’énergies renouvelables mixte : 2000
MW de solaire, 2000 MW d’éolien, soit 4000 MW. La puissance électrique installée du pays est de l’ordre de
6000-7000 MW actuellement, y compris les centrales thermiques classiques ; à 6-7 % de croissance annuelle
elle peut doubler d’ici à 10 à 12 ans. L’objectif du Maroc est d’avoir 1/3 de sa puissance installée à base
d’énergies renouvelables vers 2025-2027.
Les conditions sont idéales au Maroc :
• avec des barrages qui se remplissent avant l’hiver et restituent la production d’électricité en hiver ;
• le vent dans le sud est maximal de mai à novembre et complémentaire à celui du nord du pays.
En été (lorsque la consommation est la plus forte), le soleil se couche après 20 heures, avec une pointe
de consommation en soirée qui commence à partir de 20 heures. Un stockage de 3 heures, adossé à une
centrale solaire thermodynamique (CSP) permet économiquement de passer la pointe du soir ou grâce à une
station de pompage-turbinage qui peut aussi stocker l’énergie éolienne).
En partant sur ce schéma, le Maroc introduit de l’électricité solaire et éolienne très compétitive, avec
des prix comparables à ceux du thermique à base de charbon.
Près de Marrakech, un système de pompage de 600 MW permettra ainsi de stocker de l’énergie qui
viendra du sud du Maroc. La connexion n’est actuellement pas réalisée (projet de la COMELEC).
• L’Afrique du Sud mise sur la diversification
Le prix du charbon est très bas en Afrique du Sud : il est très inférieur aux prix de marché international
qui est de l’ordre de 30$ la tonne selon les qualités. Le pays n’a pas été capable d’augmenter les tarifs de
l’électricité particulièrement bas, ce qui a eu pour conséquence pour la société d’électricité Eskom de ne pas
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