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L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
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Évaluation de l’impact des réformes. Pour concevoir une stratégie globale de réforme des
subventions, il faut disposer d’informations sur l’impact probable des réformes sur les diverses parties
concernées et sur les mesures susceptibles d’en atténuer les effets préjudiciables. Il est nécessaire, pour cela,
d’évaluer les effets budgétaires et macroéconomiques des subventions et de déterminer quels seront les
gagnants et les perdants de la réforme. Au Ghana, une étude d’impact social indépendante a été menée en
2005 pour établir à qui profitaient les subventions aux carburants et qui pâtirait de leur suppression.
Consultation des parties prenantes. Les parties prenantes doivent être invitées à participer à la
formulation de la stratégie de réforme des subventions. Au Kenya, la hausse des tarifs de l’électricité s’est
heurtée à une sérieuse opposition au début du processus de réforme, qui a été surmontée après d’intenses
négociations avec les parties prenantes. En Namibie, le Conseil national de l’énergie, présidé par le Ministère
des mines et de l’énergie, a chargé le groupe national sur la déréglementation d’examiner la question de la
déréglementation des prix des carburants. Au Niger, les autorités ont établi le « Comité du différé » pour
examiner la meilleure façon d’aborder les réformes des subventions aux carburants et les consultations à
organiser par la suite avec toutes les parties prenantes.
Stratégie de communication
Une vaste campagne de communication menée pendant toute la durée du processus de réforme peut
permettre de susciter l’appui indispensable des milieux politiques, économiques et syndicaux et de l’opinion
publique. La campagne d’information doit exposer l’ampleur des subventions à l’énergie et leurs implications
pour d’autres volets du budget, en soulignant les effets positifs de leur suppression, et en insistant notamment
sur la possibilité d’utiliser une partie des économies budgétaires pour financer des dépenses hautement
prioritaires dans les domaines de l’éducation, de la santé, des infrastructures et de la protection sociale. Des
campagnes d’information ont favorisé le succès des réformes des subventions au Ghana et en Namibie
(carburants), et en Ouganda (électricité), avec le soutien d’une bonne partie des médias qui ont considéré la
hausse des tarifs comme une mesure en faveur des pauvres.
Echelonnement et modulation des hausses de prix
Il peut être souhaitable d’échelonner les hausses de prix et de les moduler différemment suivant les
produits énergétiques. Dans les études de cas considérées, la réalisation des réformes des subventions réussies
ou partiellement réussies a demandé, en moyenne, cinq ans environ.
Une hausse trop brutale peut susciter une intense opposition aux réformes, comme cela a été le cas
en Mauritanie en 2008, et au Nigeria en 2012. Une progression par étapes laisse le temps aux ménages et aux
entreprises de s’adapter, et aux autorités celui de renforcer leur crédibilité en montrant que les sommes
épargnées au niveau des subventions sont utilement employées. En Namibie, elles ont été progressivement
supprimées suivant un plan triennal de réforme. Une approche graduelle a également été adoptée pour
l’électricité au Kenya où les autorités ont réussi à faire accepter progressivement des hausses du prix de
l’électricité en améliorant les services fournis. Un facteur important de réussite est de profiter d’une baisse des
cours internationaux pour lancer le programme de réformes. Certes, cet élément est hors du contrôle des
autorités nationales, mais il s’agit d’un phénomène cyclique (1998, 2008, 2014) et, en cas de convergence avec
une volonté politique de réforme, c’est le tempo idéal pour lancer le programme.
Amélioration de l’efficacité des entreprises énergétiques publiques
L’amélioration de l’efficacité des entreprises publiques peut permettre de réduire les charges que le
secteur de l’ énergie fait peser sur les budgets nationaux. Les producteurs d’ énergie bénéficient en effet, souvent,
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